Ekip
25 Septembre 2024•Mise à jour: 26 Septembre 2024
AA/Tunis
La résistance aux antimicrobiens (RAM) est un tueur invisible, qui est directement responsable de 1,3 million de décès et qui contribue à cinq millions d'autres décès chaque année, alerte l’ONU dans un communiqué.
Une réunion de haut niveau de l'Assemblée générale sur la résistance aux antimicrobiens, se tiendra le 26 septembre, indique la même source.
Depuis leur découverte il y a un siècle, les médicaments antimicrobiens, des antibiotiques aux antiviraux, ont considérablement allongé l'espérance de vie moyenne. Chaque jour, ces médicaments essentiels sauvent des millions de vies, jusqu'à ce qu'ils ne le fassent plus, précise l’ONU.
La résistance aux antimicrobiens survient lorsque des micro-organismes tels que les bactéries, les virus, les champignons et les parasites ne réagissent plus aux médicaments antimicrobiens. Fait qui rend les infections difficiles voire impossibles à traiter, ce qui augmente le risque de propagation de la maladie, de maladie grave, d'invalidité et de décès, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Revenant sur les facteurs derrière cette résistance, l’ONU cite en premier la surconsommation d'antibiotiques soulignant que l'utilisation d'antibiotiques lorsque cela n'est pas nécessaire, la prescription excessive par les prestataires de soins de santé et les traitements incomplets sont autant de facteurs qui peuvent contribuer à la résistance.
L'utilisation d'antibiotiques chez le bétail pour favoriser la croissance et prévenir les maladies peut conduire à des souches résistantes qui peuvent être transmises à l'homme, note encore l’ONU.
Le mauvais contrôle des infections est un autre facteur qui favorise la propagation de micro-organismes résistants, précise la même source.
La RAM menace à la fois la vie de millions de personnes et notre avenir économique. Elle a également une incidence sur les systèmes alimentaires, le développement et la sécurité.
Selon la Banque mondiale, elle pourrait entraîner un coût annuel mondial estimé à 3.400 milliards de dollars d'ici à 2030 et plonger environ 28 millions de personnes dans la pauvreté d'ici à 2050, rapporte l'ONU.
La bonne nouvelle, c'est que la résistance aux antimicrobiens peut être évitée à 100 %. Les partenaires internationaux ont adopté un plan d'action mondial en 2015 et ont amplifié la sensibilisation du public pour une utilisation responsable des antimicrobiens, souligne le communiqué.
Un autre outil efficace consiste à réduire les besoins en antimicrobiens en renforçant les systèmes de santé par le biais de la couverture sanitaire universelle afin de donner la priorité à la prévention et au contrôle des infections, à la vaccination et aux programmes relatifs à l'eau, à l'assainissement et à l'hygiène., souligne l'ONU.