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03 Juin 2021•Mise à jour: 03 Juin 2021
AA / Ramallah
Bassam al-Salihi, membre du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), a déclaré mercredi que "la formation d'un cadre gouvernemental d’union pour la Cisjordanie et la Bande de Gaza, avec des tâches spécifiques aura la priorité sur l'ensemble des questions qui seront soulevées dans le cadre des dialogues palestiniens au Caire, la semaine prochaine".
Al-Salihi, secrétaire général du Parti populaire, a ajouté, dans une déclaration à l'Agence Anadolu, que "la formation du gouvernement doit être au premier plan, qu'il s'agisse d'un gouvernement d'union ou d'un gouvernement de consensus convenu entre les parties (les factions)".
Mardi, le journal (gouvernemental) égyptien, Al-Ahram, avait déclaré que les secrétaires généraux des factions palestiniennes ont été invités à se réunir au Caire, la semaine prochaine, dans une rencontre parrainée par président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et de son homologue palestinien Mahmoud Abbas.
Al-Salihi a ajouté que la réunion discutera "d'un accord sur les mesures nécessaires pour mettre fin à la division, pour unir les rangs palestiniens et pour l'élaboration d'une feuille de route pour la prochaine étape".
Une division palestinienne prévaut entre la Cisjordanie et la Bande de Gaza, depuis que le mouvement "Hamas" a pris le contrôle de Gaza à l'été 2007, et ce, dans un cadre de conflits qui demeurent toujours d'actualité avec le mouvement "Fatah", dirigé par Abbas.
La date exacte de la réunion du Caire, qui se tiendra la semaine prochaine, n'a pas été fixée.
D'après al-Salihi : "Il est important d'unifier le cadre gouvernemental pour faire face aux tâches à accomplir : la reconstruction à Gaza (après la récente agression israélienne), le renforcement de la résistance du peuple de Cisjordanie et la préparation des prochaines élections".
Al-Salihi a déclaré que le dossier des élections sera sur la table du dialogue, soulignant "la nécessité de lier toute élection à venir à un horizon politique, et que Jérusalem (occupée) en fasse partie intégrante".
Il a appelé à investir "les énormes changements qui ont eu lieu le mois dernier, notamment l'épopée populaire héroïque de la résistance face à l'occupation sous différentes formes et à différents niveaux".
Il a souligné la nécessité de "renforcer la résistance nationale et la militantisme d'une part, et d'unifier la situation palestinienne et mettre fin à toute velléité de division d'autre part".
En avril dernier, la situation en Palestine s'est embrasée, à la suite des attaques israéliennes « brutales » à Jérusalem.
En mai dernier, l'escalade s'est étendue à la Cisjordanie et aux villes arabes à l'intérieur d'Israël, et s'est transformée en une confrontation militaire à Gaza, qui a duré 11 jours, et s'est terminée par un cessez-le-feu, parrainé par l'Égypte à l'aube du 21 mai.
L'agression israélienne sur les territoires palestiniens a fait au total 290 morts, dont 69 enfants, 40 femmes et 17 personnes âgées, et plus de 8 900 blessés, contre 13 morts israéliens et des centaines de blessés, lors de la riposte des factions de Gaza en tirant des roquettes contre Israël.
*Traduit de l’arabe par Issa Aliou.