Wafae El Baghouani
03 Juin 2026•Mise à jour: 03 Juin 2026
AA / Istanbul / Wafae El Baghouani
La France est la « deuxième cible » de la Russie après l’Ukraine dans le domaine informationnel, en raison notamment de son soutien à Kiev, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Confavreux.
S’exprimant sur Radio Classique, le porte-parole a estimé que l’Europe faisait face à des attaques « à l’est comme à l’ouest », soulignant que celles-ci s’expliquent en partie par l’attractivité du continent.
« Il ne faut pas sous-estimer ce pouvoir d’attraction et donc le fait que nous sommes attaqués », a-t-il déclaré, mettant en avant le faible taux de pauvreté, l’espérance de vie élevée et l’existence de dix pays candidats à l’adhésion à l’Union européenne.
Selon Confavreux, ces attaques sont également liées à la position diplomatique des pays européens.
« La Russie attaque en premier l’Ukraine et en deuxième la France. Nous sommes les deuxièmes cibles de la Russie probablement dans le champ informationnel, du fait de notre position en soutien à l’Ukraine », a-t-il affirmé.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre Paris et Moscou autour de la guerre en Ukraine. La Russie a notamment protesté mardi contre l’interception par la France du navire russe Tagor en haute mer. La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a accusé Paris et Londres de réinterpréter les normes internationales à leur avantage et contesté les références françaises aux sanctions que le navire aurait enfreintes, estimant que seules les mesures approuvées par le Conseil de sécurité de l’ONU peuvent être considérées comme internationales.