Zuhal Demirci
29 Mars 2019•Mise à jour: 29 Mars 2019
AA - Ankara
La région autonome des musulmans du sud des Philippines, récemment créée, a choisi son premier président du parlement ce vendredi.
Lors de la première session de l'assemblée, l'avocat Ali Pangalian Balindong, ancien membre du Congrès de la province de Lanao del Sur à Mindanao, a été nommé président du parlement de la région autonome Bangsamoro en Mindanao musulmane (ARMM).
Le Premier ministre du ARMM, Al-Hajj Murad Ebrahim, ainsi que des responsables de la Fondation d'aide humanitaire de l'IHH basée à Istanbul et Huseyin Oruc, membre du Comité de suivi du processus de paix de Moro, ont également assisté à cette session.
Oruc a déclaré à l'Agence Anadolu (AA) qu'Ebrahim, nommé par le président philippin, Rodrigo Duterte, assurerait l’administration de l’ Autorité de transition de Bangsamoro (BTA), le gouvernement régional intérimaire de la Région autonome de Bangsamoro, d’ici 2022.
La BTA compte 80 membres, dont 41 sont affiliés au Front Moro islamique de libération (FMIL) et 39 ont été nommés par le gouvernement central, a indiqué Oruc.
La BTA détient le pouvoir législatif et exécutif dans la région, tandis que le gouvernement central conservera sa position principale dans la structure nationale et constitutionnelle, y compris les portefeuilles sensibles de la défense et des affaires étrangères.
Plus tôt cette année, un référendum historique a eu lieu dans le sud de Mindanao pour accorder l'autonomie aux musulmans Moros.
La session parlementaire de vendredi a également vu l'élection de Khalifa Nando comme gouverneur de la région autonome, a déclaré Oruc.
Gouvernement autonome:
Des tribunaux islamiques seront mis en place dans la région nouvellement créée, le gouvernement central transférant l'autorité administrative de Mindanao au gouvernement de Bangsamoro.
Les eaux territoriales de la région de Bangsamoro, quant à elles, seront gérées à la fois par le gouvernement central et le gouvernement régional, ce dernier étant responsable de la gestion des ressources énergétiques locales.
Les musulmans seront libres de gérer leurs affaires personnelles comme bon leur semble, mais resteront liés aux Philippines en matière de politique étrangère, avec toutefois une certaine souplesse.
Les anciens combattants du FMIL et du Front Moro de libération nationale (FNLM) seront éligibles pour rejoindre les forces armées officielles.