Basher AL-Bayati
05 Juin 2017•Mise à jour: 05 Juin 2017
AA/Manille
Les députés de l’opposition philippine ont présenté, lundi à la cour suprême du pays, une demande revendiquant la révision et l’annulation de la proclamation du président philippin Rodrigo Duterte de la loi martiale dans la ville de Marawi dans l’île de Mindanao, pour une période de 60 jours.
Six députés de l’opposition ont déposé une demande auprès de la cour, assurant que « la région n’a pas vécu de bouleversement ou de tentative de prise de contrôle, il n’y a donc pas de raison pour y proclamer la loi martiale ».
« La décision de proclamer la loi martiale à « Marawi » comporte des erreurs importantes et se base sur des informations fausses et fabriquées », indique la demande.
Selon le gouvernement philippin, les confrontations continues à « Marawi », depuis plus de 10 jours, ont engendré la mort de 120 hommes armés, 38 soldats et 20 civils.
Les combats à « Marawi » sud ont débuté, entre les forces du gouvernement et des éléments armés du groupe « Maute », le 23 mai dernier après la campagne lancée par les forces de la sécurité pour arrêter le leader du groupe armé, Isnilon Hapilon. L’administration américaine avait offert 5 millions de dollars à celui qui fournirait des informations permettant d’arrêter Hapilon.
Le président philippin a annoncé l’état d’urgence à l’île de Mindanao pour 60 jours, à la suite du déclenchement des confrontations.
Rodrigo Duterte a donné ses instructions à l’armée de son pays, dimanche, d’éradiquer les éléments armés du groupe « Maute », relevant de l’organisation terroriste « Daech » dans la ville de Marawi à l’île de Mindanao (sud)
Le Groupe armé « Maute » a été fondé en 2012, dirigé par Abdallah Maute et son frère Omar. Il a commis des kidnappings et des explosions aux Philippines, et a prêté allégeance à « Daech », en avril 2015.