Alperen Aktaş
17 Mars 2024•Mise à jour: 17 Mars 2024
AA / Athènes / Derya Gulnaz Ozcan
Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a déclaré que tout déplacement forcé de Palestiniens vers l'Égypte était "inacceptable".
Lors de sa visite en Égypte, dimanche, en compagnie de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et des dirigeants de l'Italie, de l'Autriche, de la Belgique et de l'administration chypriote grecque, Kyriakos Mitsotakis a eu des entretiens bilatéraux avec le président égyptien, Abdel Fattah el-Sisi.
Exprimant sa profonde inquiétude face à la situation à Gaza, le Premier ministre grec a réitéré son appel à un cessez-le-feu immédiat et à la libération des prisonniers.
Concernant l'offensive au sol qu'Israël prévoit de lancer contre la ville de Rafah, Mitsotakis a déclaré qu'elle était source de préoccupations pour lui-même et pour les dirigeants européens.
Il a insisté sur la nécessité pour la communauté internationale de travailler ensemble pour empêcher la propagation de l'instabilité dans la région.
Le Premier ministre grec a par ailleurs souligné l'importance de proposer des voies d'immigration légales aux jeunes Égyptiens qui cherchent du travail dans l'UE, estimant que cette question était aussi cruciale que la lutte contre la traite des êtres humains.
Israël mène une campagne militaire meurtrière contre la Bande de Gaza depuis l'attaque lancée, le 7 octobre 2023, par le Mouvement de résistance palestinien Hamas, qui aurait fait près de 1 200 morts israéliens, selon Tel-Aviv.
Depuis lors, quelque 31 645 Palestiniens, principalement des femmes et des enfants, ont été tués à Gaza et quelque 73 676 autres blessés, sur fond de destructions massives et de pénuries de produits de première nécessité.
Israël refuse de mettre fin à sa guerre contre Gaza tant que les 130 prisonniers israéliens détenus par le Hamas depuis octobre dernier n'auront pas été relâchés, tandis que le mouvement de résistance palestinien exige la fin de l'offensive israélienne avant tout accord d'échange de prisonniers avec Tel-Aviv.
La guerre israélienne a poussé 85 % de la population de Gaza à se déplacer à l'intérieur du territoire, dans un contexte de blocus paralysant visant la plupart des denrées alimentaires, ainsi que l'eau potable et les médicaments, tandis que 60 % des infrastructures de l'enclave ont été endommagées ou détruites, d'après les Nations unies.
Israël est poursuivi devant la Cour Internationale de Justice (CIJ) pour crime de génocide. Une ordonnance rendue en janvier a enjoint Tel-Aviv de mettre fin aux actes à caractère génocidaire et de prendre des mesures pour garantir l'acheminement de l'aide humanitaire à la population civile de la Bande de Gaza.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj