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21 Mars 2024•Mise à jour: 21 Mars 2024
AA / Tunis / Salim Boussaïd - Ümit Donmez
La France fera des proposition au Conseil de sécurité de l'ONU en vue d'adopter une nouvelle résolution concernant le Proche-Orient, a annoncé le ministre français des Affaires étrangères sur son compte officiel sur le réseau "X", jeudi.
"Au Proche-Orient, le Conseil de sécurité de l’ONU doit prendre ses responsabilités et adopter une nouvelle résolution. La France fera des propositions.", a-t-il déclaré.
"J’ai échangé avec mes homologues palestinien, égyptien, algérien et jordanien pour avancer rapidement. C’est l’intérêt de tous.", a-t-il indiqué.
Plus tôt dans la journée, le porte-parole adjoint du Quai d'Orsay Christophe Lemoine a affirmé que la France était "très préoccupée" par la situation dans la Bande de Gaza.
"Nous considérons qu'il est temps de prendre de nouvelles initiatives dans le cadre du Conseil de sécurité de l'ONU, une résolution appelant un cessez-le-feu immédiat", a-t-il souligné à l'occasion du point de presse hebdomadaire de la diplomatie française, auquel a participé le correspondant d'Anadolu à Paris.
Lemoine a également souligné "l'urgence absolue" d'ouvrir "le passage de l'aide humanitaire", rappelant que la France "a participé ces dernières semaines à plus de 10 opérations de largage d'aide humanitaire".
Ces déclarations de la diplomatie française interviennent alors que des organisations humanitaires internationales ne cessent d'appeler à un cessez-le-feu immédiat et à ouvrir les voies pour l'acheminement de l'aide aux populations de Gaza qui, sous un blocus israélien, risquent d'être anéanties, sous le regard du monde entier.
En effet, depuis le 7 octobre 2023, Israël mène une guerre dévastatrice dans la Bande de Gaza qui a fait des dizaines de milliers de victimes civiles, pour la plupart des enfants et des femmes, en plus d'une catastrophe humanitaire sans précédent et d'une destruction massive des infrastructures, qui ont conduit Tel-Aviv à comparaitre devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour ‘’génocide’’.
La guerre israélienne a provoqué, en outre, le déplacement interne de 85% de la population de Gaza, en raison de graves pénuries de nourriture, d’eau potable et de médicaments, tandis que 60% des infrastructures de l’enclave ont été endommagées ou détruites, selon l’Onu.
Israël est accusé de génocide devant la CIJ. Une décision provisoire rendue en janvier a ordonné à Tel-Aviv de mettre fin aux actes de génocide et de prendre des mesures pour garantir que l'aide humanitaire soit fournie aux civils de Gaza.