Esma Ben Said
24 Décembre 2017•Mise à jour: 25 Décembre 2017
AA/Selma Kasmi
Le ministre russe de l’énergie Alexander Novak a annoncé à Moscou, que son pays s’apprêtait à une sortie « souple » de l’accord de Vienne sur la réduction de la production pétrolière, a rapporté l’agence russe Tass.
« Nous allons discuter la possibilité de quitter l’accord de Vienne, maintenant que les marchés pétroliers se rééquilibrent », a affirmé samedi Alexander Novak, cité par le média russe.
En effet, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, avait perdu plus de 70% de sa valeur entre juin 2014 et février 2016, passant de 112 à 26 dollars. Dans l’objectif de réanimer les marchés pétroliers en dépression, onze pays de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (Opep) et onze pays producteurs hors Opep, ont signé le 10 décembre 2016 à Vienne, un accord portant réduction de l’offre
pétrolière de l’ordre de 1.800mb/j ( 1.2mb/j l’Opep, et 558.000b/j Hors Opep).
La Russie, qui est passée à cette époque là, au rang de premier producteur pétrolier mondial hors-Opep, avec 11.245mb/j produits fin 2016, s’est engagée à réduire sa production journalière de 300.000b.
Un mois après son lancement, l’accord de Vienne a été respecté à hauteur de 93% au mois de janvier dernier, selon l’Agence Internationale de l’Energie.
Ce taux a augmenté progressivement pour atteindre le pic de 106% au mois de mai dernier.
Les premiers résultats étaient perceptibles sur les prix du baril qui se redressaient progressivement jusqu’à frôler les 60 dollars le Brent depuis la fin de l’été. L’objectif de l’accord atteint (regagner la barre des 60 dollar), les producteurs pétroliers réunis le 30 novembre à Vienne, décident son prolongement jusqu’à la fin 2018.
Pour rappel, cette chute des prix du pétrole, a fait perdre 2 000 milliards de $ aux pays de l’OPEP, et 300 milliards de dollars à l’industrie d’ exploration et d’exploitation pétrolière dans les trois dernières années, selon les affirmations faites le 9 février dernier, par le Secrétaire Général de l’Opep Mohammad Barkindo, lors de la réunion de Riadh entre l’Opep, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) et le Forum International de l’Energie (IEF).