Mourad Belhaj
06 Janvier 2021•Mise à jour: 07 Janvier 2021
AA / Londres
Les députés britanniques doivent se prononcer, mercredi, sur le confinement de l'Angleterre jusqu'à la mi-février.
Alors que la situation dans le pays est devenue incontrôlable avec plus de 60 000 nouveaux cas de Covid-19 enregistrés en une seule journée, mardi, les députés devraient voter massivement en faveur de ce dernier confinement.
Le nombre de personnes ayant contracté le virus au Royaume-Uni a atteint 391 615 cas en une semaine, avec une augmentation inquiétante de 43,7 %, selon les dernières données officielles.
Le Premier ministre Boris Johnson a défendu la décision du gouvernement de lancer de nouvelles mesures restrictives en Angleterre, en déclarant "Nous n'avons pas d'autre choix que de revenir à un confinement à l'échelle nationale."
Selon Boris Johnson, il y a une "différence fondamentale" entre le nouveau confinement et les précédents car "il y a maintenant un mécanisme pour s'en sortir", le programme de vaccination.
Il a révélé que 1,1 million de personnes en Angleterre et 1,3 million de personnes au Royaume-Uni ont déjà été vaccinées.
Johnson a également déclaré que le ministère de la santé s'est engagé à assurer la vaccination de toutes les personnes appartenant aux quatre principaux groupes prioritaires : Les personnes qui vivent et travaillent dans des maisons de soins, les travailleurs sociaux et de santé de première ligne, les personnes âgées de plus de 70 ans et les personnes classées comme cliniquement vulnérables.
- Nouvelles mesures dues à la nouvelle variante
Johnson a déclaré que les nouvelles mesures étaient nécessaires en raison de la nouvelle variante, qui se répand plus rapidement à raison de 70 %.
Et d'ajouter : "Les niveaux convenus par cette Assemblée le mois dernier fonctionnaient avec l'ancienne variante".
"Malheureusement, cette mutation se propage avec une aisance et une rapidité effrayantes, malgré les efforts louables du public britannique - et a conduit à plus de cas que nous n'en avons jamais vu auparavant. Hélas, des chiffres qui ne peuvent s'expliquer par la multiplication des tests", a-t-il expliqué.
Selon Johnson, "les restrictions seront constamment réexaminées, avec une obligation légale de les revoir toutes les deux semaines et de les supprimer si elles ne sont plus jugées nécessaires pour limiter la transmission du virus".
Qualifiant la situation au Royaume-Uni de très grave, le leader de l'opposition travailliste Keir Starmer a déclaré que "des restrictions plus sévères sont nécessaires" et qu'il soutiendrait ces mesures.
Starmer a toutefois critiqué le gouvernement pour sa lenteur à agir contre la pandémie, malgré les rapports sur les risques de seconde vague et de mutation.
Le bilan des victimes dans le pays s'élève à 76 305 morts, selon les chiffres officiels. C'est actuellement le plus lourd bilan de toute l'Europe.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj