Elena Teslova
16 Février 2022•Mise à jour: 16 Février 2022
AA / Moscou / Elena Teslova
La Russie a annoncé, mercredi, que les unités arrière de son district militaire sud ont commencé à retourner vers leurs lieux de déploiement permanent après la fin des exercices militaires en Crimée.
" Les unités du district militaire du Sud ayant achevé leurs exercices tactiques sur les bases de la presqu’île de Crimée retournent par voie ferrée vers leur base d’attache", indique un communiqué du ministère russe de la Défense.
Et de préciser qu’au moment de la publication du communiqué, les troupes avaient déjà quitté la péninsule de Crimée via le détroit de Kertch.
Dans un communiqué similaire, le ministère russe de la Défense a annoncé, mardi, que certaines troupes des districts militaires de l'ouest et du sud avaient commencé à regagner leurs garnisons au terme des exercices auxquels elles étaient associées.
Certains exercices militaires se poursuivent, notamment l'exercice militaire conjoint mené par la Russie et la Biélorussie, Allied Determination 2022, qui doit durer jusqu'au 20 février.
En janvier, le ministère russe de la Défense a également annoncé une série d'exercices militaires de grande envergure "dans toutes les zones de responsabilité" de la marine russe, notamment en Méditerranée, dans les mers du Nord et d'Okhotsk, ainsi que dans le nord-est de l'océan Atlantique et dans l'océan Pacifique.
Plus de 140 navires de guerre et navires de soutien, une soixantaine d'aéronefs, un millier d'unités d'équipement militaire et quelque 10 000 militaires participeront à ces exercices, indiquait alors le communiqué.
** Tensions avec l'Ukraine
La Russie et l'Ukraine sont empêtrées dans un conflit depuis que les hostilités ont éclaté, en 2014, dans la région orientale du Donbass, après l'annexion de la péninsule de Crimée par la Russie.
Moscou a récemment été accusée d'avoir déployé des milliers de soldats près de l'Ukraine, suscitant des craintes qu'elle ne prépare une autre offensive militaire contre l’ancienne république soviétique.
Les États-Unis et leurs alliés ont mis en garde contre une attaque imminente et ont menacé la Russie de "graves conséquences".
Moscou a cependant nié préparer une attaque et a déclaré que ses troupes étaient là pour des exercices.
La Russie a adressé à l'Occident une liste d'exigences en matière de sécurité, notamment une réduction du déploiement des troupes dans certaines anciennes républiques soviétiques et des garanties que celles-ci ne rejoindront pas l'OTAN.
Dans une réponse écrite à ces demandes, Washington a déclaré qu'elle était attachée à la "politique de la porte ouverte" de l'OTAN, et l’organisation a également transmis sa réponse "en parallèle avec celle des États-Unis".
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj