Bilal Müftüoğlu
17 Mars 2016•Mise à jour: 18 Mars 2016
AA - Strasbourg - Bilal Muftuoglu
Le Conseil de l'Europe a annoncé jeudi son soutien à la version révisée de l'accord sur la crise des réfugiés entre l'Union européenne (UE) et la Turquie alors que ces deux parties entament deux jours de négociations à Bruxelles après le sommet du 7 mars.
Dans sa déclaration, le Secrétaire général du Conseil de l'Europe Thorbjorn Jagland a salué les corrections et précisions apportées mercredi par le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans, dont l'examen individuel des dossiers des migrants et la garantie d'un droit de recours et de non-refoulement.
"Il est extrêmement important que toute demande d’asile soit traitée individuellement. Il ne saurait être question de retours ou de refoulements collectifs comme le veut la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme. Il est heureux que ce point ait été clarifié hier par le Premier vice-président de la Commission Frans Timmermans", a ainsi noté Jagland.
"J’espère que ces principes prévaudront au cours des négociations qui commencent aujourd’hui à Bruxelles", a-t-il poursuivi.
Contacté par Anadolu, le cabinet de Jagland précise qu'il s'agit d'un message d'"encouragement" pour que la Turquie et l'UE puissent trouver un compromis au terme du sommet qui fait suite à celui du 7 mars achevé sans accord. "Les précisions répondent aux préoccupations en matière de droits de l'homme", engendrées par la version ébauche de l'accord, relève la même source.
Garantissant un cadre juridique pour le retour de chaque migrant en situation irrégulière vers la Turquie, Timmermans avait insisté sur le fait que les modalités d'"échange" entre la Turquie et l'UE se poursuivraient "conformément au cadre juridique international et de l'Union".
Dans cette feuille de route, la Commission s'engage également à formuler une proposition en vue de la libéralisation du régime des visas pour les ressortissants turcs à la fin du mois d'avril, tout en se chargeant des préparatifs pour l'ouverture de cinq chapitres du processus d'adhésion de la Turquie à l'UE.