Eren Beksaç
12 Novembre 2025•Mise à jour: 12 Novembre 2025
AA/Pristina
"Plutôt manger de l’herbe que redevenir une colonie russe" a lancé le chef de la diplomatie polonaise, Radosław Sikorski, affirmant que la Pologne serait la prochaine cible de la Russie en cas de victoire de Moscou en Ukraine.
Invité du podcast britannique The Rest is Politics, Sikorski a souligné mercredi que l’inquiétude face à l’expansionnisme russe explique les niveaux élevés des dépenses de défense polonaises, au détriment d’autres secteurs.
Il a rappelé les périodes de domination russe sous l’Empire tsariste et l’URSS.
"Cela s’est déjà produit", a-t-il souligné.
Le ministre polonais des Affaires étrangères a jugé l’Ukraine prête à poursuivre le conflit trois années supplémentaires, mais a estimé que la Russie ne tiendrait pas aussi longtemps.
Il a plaidé pour une coopération accrue en matière de défense au sein de l’Union européenne (UE), regrettant un "problème de synchronisation" lié à la souveraineté nationale de chaque État membre.
"L’UE doit disposer de sa propre capacité de défense pour ne pas dépendre systématiquement des États-Unis", a-t-il insisté.
Sur l’adhésion de l’Ukraine à l’UE, Sikorski s’est dit convaincu qu’elle interviendra "au début de la prochaine décennie", malgré les réserves hongroises.