Ayvaz Çolakoğlu
23 Avril 2026•Mise à jour: 23 Avril 2026
AA/Ankara
Plusieurs centaines de salariés de l'usine Stellantis de Poissy ont débrayé jeudi pour manifester leur colère après l'annonce de l'arrêt de la production automobile sur le site historique des Yvelines d'ici 2028, une décision qui menace près de 900 emplois.
Réunis à l'appel d'une intersyndicale, les manifestants se sont rassemblés devant la mairie de Poissy en milieu de matinée avant de converger vers les grilles de l'usine.
Derrière des banderoles dénonçant une « saignée sociale », les grévistes exigent l'attribution d'un nouveau modèle de véhicule pour pérenniser l'activité d'assemblage du dernier grand site automobile d'Île-de-France.
La direction du groupe automobile avait officialisé le 16 avril dernier une restructuration lourde : le site, qui produit actuellement la DS 3 et l'Opel Mokka, sera transformé en un pôle dédié à l'économie circulaire (recyclage et pièces d'occasion) moyennant un investissement de 100 millions d'euros.
Si Stellantis s'est engagé à ce qu'il n'y ait « aucun licenciement contraint » en misant sur les départs à la retraite et les reconversions internes, les syndicats dénoncent un plan qui, à terme, devrait supprimer près de la moitié des 1 925 postes actuels.
Cette annonce intervient dans un contexte tendu pour le constructeur, marqué par une forte baisse de ses résultats financiers fin 2025.