Mona Saanouni
02 Mars 2018•Mise à jour: 02 Mars 2018
AA/Syrie/Said İbicioğlu,Levent Tok
Durant les 12 derniers jours, 674 civils ont été tués lors des attaques du Régime syrien et de ses alliés contre la Ghouta orientale de la capitale Damas, c'est ce qui ressort d’un rapport de la Protection civile syrienne (Casques blancs) dans la Ghouta orientale, publié vendredi.
Le rapport indique que 666 civils ont été tués, dont 127 enfants et 95 femmes ainsi que des agents de la Protection civile, dans la période entre le 19 et le 28 février dernier, dans les attaques du Régime d’al-Assad et de la Russie.
La Protection civile avait annoncé, jeudi, la mort de 8 civils dans la Ghouta orientale, lors d’un bombardement. Le nombre de civils tués s’est ainsi élevé à 674, durant les 12 derniers jours.
Le rapport des casques blancs indique également que 2278 personnes ont été blessées, lors de ces attaques, dont 658 enfants, 540 femmes et 7 agents de la Défense civils, durant la même période.
Pendant que les femmes et les enfants s’abritent dans les caves des maisons, les hommes se trouvent dans l’obligation de sortir pour fournir les besoins de la famille, ce qui explique le nombre élevé d’hommes tués.
Dans le même contexte, 917 raids aériens ont frappé la Ghouta orientale en 10 jours, par le Régime et ses alliés, en plus de 459 missiles sol-sol, 284 barils d’explosifs, 172 bombes incendiaires, 15 bombes à fragmentation, 3879 missiles et 3357 obus.
Le Conseil de sécurité avait adopté, samedi dernier, à l'unanimité, la résolution 2401 portant suspension des opérations militaires en Syrie et levée du siège imposé par les forces du Régime sur la Ghouta orientale de Damas et sur les autres régions habitées, pour une période de 30 jours.
Depuis le 19 février, les forces du Régime syrien bombardent intensément la Ghouta orientale, dernier grand bastion de l’opposition syrienne à proximité de Damas, bien que cette région soit parmi les zones de désescalade déterminées dans le cadre des pourparlers d’Astana.
Appuyé par des troupes russes, le Régime n’y a épargné ni les hôpitaux, ni les centres de la défense civile, affichant sa volonté d'en finir une fois pour toutes avec l'opposition dans la Ghouta orientale, ne faisant que peu de cas du sort des 400 mille civils qui y vivent, assiégés, dans des conditions extrêmes, depuis plus de cinq ans.