AA/ Idleb(Syrie)/ Zakaria al Ahmad-Mohamad mastou/
Les champs d’oliviers dans le Rif-sud d’Idleb sont devenus la destination de prédilection des habitants du Rif-nord de Hama qui fuient les bombardements continus menés par le régime syrien contre leurs villages et communes.
Des petites tentes provisoires ont été dressées un peu partout dans ces champs. Les réfugiés ont choisi d’installer leurs tentes de préférence sous les arbres afin d’échapper aux yeux des pilotes du régime et à leurs bombardements.
Les camps des champs d'Idleb n’ont pas de nom bien déterminé, ils sont, cependant appelés par les habitants des régions voisines «les camps de la misère » en référence aux conditions très difficiles qui y prévalent.
Les conditions de vie dans ces camps dont Anadolu a visité un s’est détérioré davantage avec l’arrivée de la saison hivernale face à une absence d’appui de la part des organisations internationales de secours.
Trouver son repas quotidien est devenu le souci majeur des habitants de ces camps. Oum Ahmad une des réfugiées du camp a déclaré que « depuis deux jours ils n’arrivent pas à se procurer du pain » ajoutant que « le camp souffre d’un manque en eau potable » fait qui oblige les habitants à consommer l’eau pluviale collectée dans des tonneaux, relève-t-elle.
De leur côté les enfants semblent s’être habitués à la dureté de la vie au sein du camp, insistant à sortir jouer en bravant le froid et la boue.
Les villages et des communes du Rif-nord de Hama vivent au rythme de bombardements continus menés par les forces du régime syrien, fait qui a poussé des centaines de milliers de leurs habitants à les quitter. Ceux qui y sont restés tentent de se protéger des bombardements en creusant des tunnels souterrains ou en vivant cachés dans des grottes.