Nadia Akari
26 Mars 2017•Mise à jour: 27 Mars 2017
AA/Séoul / Alex Jensen
L’armée sud-coréenne a martelé, dimanche, qu’elle ne tolérerait plus aucune agression de la part de la Corée du Nord, tandis que Pyongyang serait en train de se préparer pour un sixième essai nucléaire d’après des agences de renseignements.
Plus tôt dans la journée de dimanche, la Corée du Nord a menacé d’attaquer, sans autre avertissement, tandis que les troupes sud-coréennes et américaines continuent leurs exercices conjoints.
Les Etats-Unis se sont, en effet, joints à la Corée du Sud, le 1er mars, pour le lancement des exercices militaires annuels ayant déjà provoqué par le passé des tensions avec Pyongyang car considérés par ces derniers comme une préparation à la guerre.
L’exercice militaire conjoint entre les Etats-Unis et la Corée du Sud, baptisé « Foal Eagle », se poursuivra jusqu’à la fin du mois d’avril, parallèlement, à partir du 13 mars, à un autre exercice militaire nommé « Key Resolve », d’après le ministère sud-coréen de la Défense.
« Nous piétinerons sans pitié toutes leurs tentatives avec nos opérations spéciales de préemption et nos frappes de préemption » a affirmé l’armée nord-coréenne par le biais Télévision centrale coréenne officielle KCTV.
La Corée du Sud a, quant à elle, répondu à travers un communiqué du Comité des chefs d'état-major interarmées, diffusé par l’agence de presse sud-coréenne officielle, Yonhap.
« Si le Nord provoque, notre armée ripostera sévèrement » indique le communiqué sud-coréen.
Le 5 mars, la Corée du Nord a lancé quatre missiles balistiques au large de la côte nord-ouest du Japon, suscitant la colère de Séoul et de Tokyo, dernière provocation d’une longue série d’incident du même genre depuis plusieurs mois.
Dans ce contexte, la Maison Blanche avait indiqué que le président américain Donald Trump a tenu, lundi 6 mars, deux appels téléphoniques avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, et le président sud-coréen par intérim Hwang Kyo-ahn, afin de discuter du lancement de missiles balistiques par la Corée du Nord "en violation flagrante de plusieurs résolutions des Nations Unies".
Le Conseil de sécurité de l’ONU a, quant à lui une nouvelle fois, « fermement condamné », le mardi 7 mars, les lancements de missiles balistiques par la Corée du Nord.