Islam Uddin
24 Janvier 2024•Mise à jour: 25 Janvier 2024
AA / Ankara / Islamuddin Sajid
La Cour constitutionnelle thaïlandaise a réintégré, mercredi, l'homme politique populaire Pita Limjaroenrat, souvent appelé Pita, dans ses fonctions de député, alors qu'il avait été empêché, l'année dernière, d’accéder à la tête du gouvernement en raison d'une violation présumée de la loi électorale.
Pita, qui briguait la tête du gouvernement lors des élections de l'année dernière et dirigeait une coalition de huit partis, n'a pas réussi à obtenir le minimum de 375 voix lors d'un premier tour de scrutin.
Il a ensuite quitté son siège au Parlement sur ordre de la Cour constitutionnelle, qui l'a suspendu du corps législatif dans l'attente d'une enquête sur les parts qu'il détenait dans une société de médias.
Mercredi, la Cour a statué que la société de médias iTV n'était plus une entreprise de médias et que, par conséquent, les actions détenues par Pita dans cette société n'étaient pas contraires à la Constitution et à la loi électorale, a rapporté le radiodiffuseur public Thai PBS (Thai Public Broadcasting Service).
Pita devrait faire son retour sur la scène politique après avoir été blanchi des accusations portées contre lui et reprendre ses fonctions de député, selon Thai PBS.
L'année dernière, la Commission électorale a accusé Pita, le leader du parti progressiste ‘Aller de l'avant’, de détenir 42 000 actions dans la société de médias.
Le parti de Pita avait obtenu, l'année dernière, 151 sièges sur les 500 que compte le parlement, et est aujourd'hui à la tête de l'opposition parlementaire.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj