Berk Kutay Gökmen
05 Mai 2026•Mise à jour: 05 Mai 2026
AA / Istanbul / Berk Kutay Gokmen
Le président américain Donald Trump a déclaré lundi que la guerre avec l’Iran pourrait se poursuivre encore deux ou trois semaines.
« Le temps ne joue pas contre nous », a déclaré Trump lors d’un entretien téléphonique avec l’animateur radio Hugh Hewitt, refusant également de dire si le cessez-le-feu avec l’Iran avait pris fin après des tirs iraniens signalés en direction des Émirats arabes unis.
Interrogé sur le point de savoir si les hostilités de lundi indiquaient une reprise du conflit, Trump a répondu : « D’une manière ou d’une autre, nous gagnons. »
« Soit nous concluons le bon accord, soit nous gagnons très facilement », a-t-il déclaré.
« Du point de vue militaire, nous avons déjà gagné. Vous savez, vous m’avez entendu le dire un million de fois, et d’autres le disent aussi : ils avaient 159 navires, Hugh. Maintenant, ils n’en ont plus. Ils sont tous au fond de la mer. »
Il a ajouté que les États-Unis avaient lundi « éliminé » huit petites embarcations rapides armées de mitrailleuses. « Nous verrons ce qui se passera », a-t-il dit.
Trump a également affirmé que les États-Unis avaient « le contrôle » du détroit d’Ormuz, tout en avertissant des risques potentiels pour le trafic maritime.
« La seule chose que vous ne pouvez pas empêcher, c’est que quelqu’un voudra déposer une petite mine… et vous possédez un navire d’un milliard de dollars », a-t-il déclaré. « Je ne suis pas sûr que vous soyez ravi de naviguer avec. »
Il a aussi affirmé que des Iraniens « obtiennent des armes » pour combattre le gouvernement à Téhéran, ajoutant que « dès qu’ils auront des armes, ils se battront aussi bien que n’importe qui ».
Les tensions régionales se sont intensifiées depuis que les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran le 28 février, provoquant des représailles de Téhéran contre Israël et des alliés américains dans le Golfe, ainsi que des perturbations dans le détroit d’Ormuz.
Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril grâce à une médiation pakistanaise, mais les discussions à Islamabad n’ont pas permis de parvenir à un accord durable, la trêve ayant ensuite été prolongée.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz