Khadija Al Zogami
06 Juin 2017•Mise à jour: 07 Juin 2017
Berlin / Junaid Karadag / Anadolu
«Il ne faut pas tomber dans l’illusion. Il ne peut y avoir des améliorations [des relations] en une nuit. Cela dit, certaines choses doivent nécessairement changer», a précisé Sigmar Gabriel dans une déclaration accordée à la radio allemande Deutschlandfunk et ce suite à sa visite effectuée le lundi en Turquie.
«Les relations turco-allemandes traversent une phase délicate, et l’affaire de la base d’Incirlik n’en est qu’une petite partie», a-t-il indiqué.
«Nous nous en sortirons convenablement, mais les problèmes persisteront», a-t-il ajouté.
«La Turquie et l’Allemagne ont une compréhension différente de l’État de droit (...) La Turquie veut que nous rapatrions ceux qui ont demandé l’asile après l’échec de la tentative de coup d’État de juillet 2016. Chose que nous ne pouvons faire (...) C’est en cela que réside le différend», a-t-il expliqué.
«Nous ne voulons pas mettre la pression sur la Turquie au sein de l’OTAN. Nous ne souhaitons pas la voir se tourner vers la Russie», a assuré le ministre des Affaires étrangères allemand avant de souligner que «perdre la Turquie ou la voir se tourner vers l’Est n’est pas dans l’intérêt de l’OTAN».
La ministre de la Défense allemande, Ursula Von der Leyen a précisé, lundi, dans une déclaration médiatique, que son gouvernement examinera la situation de ses soldats présents sur la base turque d’Incirlik, lors de sa réunion prévue mercredi prochain, et décidera de leur maintien sur la base ou leur départ.
Rappelons que les autorités turques ont rejeté le 16 mai dernier la demande des députés allemands de visiter la base Incirlik. À la suite de cette décision, la chancelière allemande Angela Merkel a annoncé que son pays était à la recherche d’une nouvelle base en remplacement à Incirlik.