Ahmed al-Masri
19 Décembre 2017•Mise à jour: 20 Décembre 2017
AA / Ahmed El Masry - Mohamed El Samae
Le groupe yéménite Ansar Allah (Houthis) », a annoncé mardi que son département balistique a tiré un missile sur la capitale saoudienne Riyad, alors que la coalition arabe a annoncé l’avoir intercepté.
La chaîne « Al-Massirah », porte-voix des Houthis, a rapporté que « le département balistique du groupe a tiré un missile Volcano-2 sur le palais Al-Yamamah, siège de la cour royale et du Bureau du roi saoudien Salman bin Abdul Aziz) à Riyad ».
« La cible du missile balistique était une réunion élargie des dirigeants du régime saoudien au palais Al-Yamamah », a ajouté la chaîne tout en assurant que « le missile a atteint sa cible avec précision ».
La chaîne a indiqué que le chef des Houthis, Abdulmalik al-Houthi, prononcerait un discours mardi l’après-midi.
Pour sa part, la chaîne officielle saoudienne « Al-Ikhbariya » a annoncé que la coalition arabe a intercepté un missile balistqiue au sud de Riyad », sans communiquer plus de détails sur sa cibles, ni sur les dégâts qu’il a causés.
C'est le deuxième missile à cibler Riyad en deux mois.
Le 4 novembre, la coalition arabe, menée par l'Arabie Saoudite, a annoncé avoir intercepté un missile tiré par les Houthis vers l'aéroport international King Khalid sans faire de victimes. Les Houthis avaient alors assuré que leur missile « avait atteint sa cible avec précision ».
Depuis, l'Arabie saoudite a lancé une attaque acharnée contre l'Iran, l'accusant de fournir de tels missiles aux Houthis et assimilant ce soutien iranien à une «déclaration de guerre».
Le ministère iranien des Affaires étrangères avait alors qualifié les accusations saoudiennes d ' « illusoires, totalement fausses ».
La représentante permanente américaine auprès des Nations unies Nikki Haley, a déclaré le 14 décembre, que le missile lancé par les Houthis à sur Riyad le mois dernier était « fabriqué en Iran ».
Depuis le 26 mars 2015, le Yémen est en proie à une guerre opposant les forces gouvernementales, soutenues par une alliance arabe dirigée par l'Arabie saoudite, aux partisans de Saleh et aux Houthis. Ceux-ci, appuyés militairement par l'Iran, contrôlent quelques provinces au Yémen, y compris Sanaa, depuis le 21 septembre 2014.