Ümit Dönmez
04 Avril 2025•Mise à jour: 05 Avril 2025
AA / Paris / Ümit Dönmez
L’accès direct aux urgences des hôpitaux de Saint-Malo et Dinan, en Bretagne, est désormais soumis à une régulation via le 15, tous les soirs de 18 h à 8 h, et ce jusqu’au 4 juillet 2025.
Selon l'information rapportée par Ouest France, le Groupe hospitalier Rance Émeraude a précisé que cette mesure vise à faire face à une "forte tension" dans ces services, en raison de difficultés d’effectifs médicaux conjuguées à une activité particulièrement dense. Les deux établissements continueront toutefois de fonctionner, 24 heures sur 24, avec des professionnels de santé présents en permanence.
« L’engorgement des services d’urgence est principalement causé par les difficultés de prise en charge des patients en amont ou en aval des urgences », explique le groupe hospitalier. Cette situation entraîne, selon lui, des pics de fréquentation de plus en plus fréquents, qui dégradent la qualité des soins et les conditions de travail des soignants.
Cette nouvelle organisation n’est pas synonyme de fermeture. Les urgences vitales ou graves continueront d’être accueillies, notamment celles orientées par un professionnel de santé ou prises en charge par le Smur (Structure mobile d'urgence et de réanimation), les pompiers ou les ambulances. Le service maternité de l’hôpital de Saint-Malo reste également pleinement accessible.
Les responsables hospitaliers insistent sur le fait que « l’accès régulé permettra de mieux prioriser les patients en fonction de leur état de santé », notamment pour réduire les délais d’attente et améliorer la qualité globale de la prise en charge. Les personnes ne nécessitant pas une prise en charge urgente pourront ainsi être réorientées vers d’autres structures ou consultées à un moment plus opportun.
Ce dispositif, inédit pour Saint-Malo et Dinan, s’inscrit dans une tendance régionale déjà mise en œuvre à Fougères, au CHU de Pontchaillou à Rennes, ou encore à Vannes, Ploërmel et dans plusieurs établissements de Loire-Atlantique, selon Ouest France.
Face à la crise persistante des urgences en France, la régulation par le 15 semble devenir un levier de gestion incontournable pour éviter l’asphyxie des services. Mais à moyen terme, la question du manque de personnel et de lits hospitaliers demeure entière.