Fatma Bendhaou
21 Avril 2021•Mise à jour: 21 Avril 2021
AA / Montréal / Hatem Kattou
Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a salué le verdict de culpabilité de l’ancien policier américain de Minneapolis, Derek Chauvin, rendu par un jury américain, au sujet de la mort, un an auparavant, de George Floyd, un afro-américain de 46 ans, a rapporté l’agence de presse canadienne.
L’ancien policier a été reconnu coupable des trois chefs d’accusation retenus contre lui. Il s’agit de meurtre au deuxième degré, de meurtre au troisième degré et d’homicide involontaire.
Justin Trudeau a souligné, selon la même source, que le verdict était une « bonne nouvelle », relevant, cependant, que le procès en question indiquait « à quel point il reste du travail à faire pour lutter contre le racisme systémique ».
Trudeau a fait cette déclaration au cours d’une interview accordée à une télévision de la province de l’Alberta, au courant de la soirée du mardi.
« C’est une bonne nouvelle que nous avons vu le verdict que les gens espéraient », a-t-il lancé.
« Comme nous avons vu au cours de la dernière année avec la prise de conscience soudaine par tout le monde que la discrimination systémique se poursuit, ce que les Canadiens racisés et les personnes racisées du monde entier savaient depuis trop longtemps », a ajouté Trudeau.
Le Premier ministre canadien a abondé dans le même sens en relevant que « les micro-agressions, le racisme manifeste, les défis au sein de nos institutions et dans notre vie quotidienne qui existent doivent être abordés ».
« La colère suscitée par la mort de George Floyd a provoqué un énorme élan », a-t-il estimé, élan destiné, selon lui, à transformer les sociétés pour qu’elles redeviennent « plus justes et plus inclusives pour tous ».
Trudeau a conclu son commentaire du verdict en lançant : « Je pense que c’était un vrai réveil pour beaucoup de gens, il y a un an ».
Derek Chauvin a maintenu son genou contre le cou de George Floyd pendant plus de neuf minutes, tandis que l’homme noir avait du mal à respirer.
Cette mort avait provoqué des manifestations un peu partout dans le monde, y compris au Canada, où les projecteurs ont été braqués sur la situation des minorités ethniques et des populations autochtones, sujettes à des bavures policières et à des actes de racisme systémique, dans certaines provinces, selon nombre d’observateurs.