Nour Mahd Ali Abu Aisha
20 Décembre 2017•Mise à jour: 20 Décembre 2017
AA/ Gaza (Territoires palestiniens)/ Nur Abu Aicha
Des centaines de Palestiniens de la Bande de Gaza, ont participé, mercredi, à une marche de protestation contre le veto de Washington sur un projet de résolution sur Jérusalem et ont condamné la reconnaissance par les Etats-Unis de la ville occupée en tant que capitale d'Israël.
La marche, organisée par "des forces nationales et islamiques palestiniennes", a démarré de la place Saraya et s'est arrêtée au parc commémoratif du Soldat inconnu dans le centre de la ville de Gaza. Les participants ont brandi des pancartes hostiles aux décisions américaines.
Ziad Jarghoun, membre du Bureau politique du Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP), a déclaré au nom des factions palestiniennes qui ont participé à la marche : "Nous appelons l'Autorité palestinienne à annuler les Accords d'Oslo, à démanteler ses restrictions sécuritaires et économiques et à retirer la reconnaissance d'Israël".
Il a également appelé les dirigeants palestiniens, pendant la marche, à "tenir une réunion d'urgence pour activer l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), pour discuter de l'agression contre Jérusalem et des moyens à même d'y faire face".
Jarghoun a réclamé "la nécessité de tenir une conférence internationale, sous les auspices du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU), pour se substituer aux négociations absurdes poursuivies depuis plus de 26 ans."
Il a souligné, à cet égard, qu’il est obligatoire que le gouvernement palestinien lève les «sanctions imposées à la Bande de Gaza, depuis début avril dernier».
Et Jarghoun de conclure : "Nous appelons également à la formation d'un gouvernement d'Union nationale issu de toutes les factions pour faire face aux dangers qui menacent la Cause palestinienne".
Lundi dernier, Washington avait utilisé son droit de "veto", contre le projet de résolution sur Jérusalem, présenté par l'Egypte au Conseil de sécurité.
Le projet de résolution stipulait que "toute décision ou mesure visant à modifier l'identité ou le statut de la ville de Jérusalem, ou la composition démographique de la ville sainte, n'avait aucun effet juridique et était nulle et non avenue, conformément aux résolutions afférentes du Conseil de sécurité".
Le projet appelait "tous les États à s'abstenir d'établir des missions diplomatiques dans la ville sainte de Jérusalem, conformément à la résolution 478 du Conseil de sécurité de 1980, à respecter les résolutions du Conseil de sécurité et à ne reconnaître aucune décision ou mesure allant à l'encontre de ces résolutions".
Le président américain Donald Trump avait, le 6 décembre dernier, déclaré Jérusalem (est et ouest) comme la capitale d'Israël et annoncé la mise en oeuvre du transfert de son ambassade de Tel-Aviv vers la ville palestinienne occupée.
Cette mesure américaine, sans précédent, a provoqué une vague de colère arabe et musulmane, au milieu de préoccupations internationales et d'avertissements quant aux répercussions de la décision de Trump.