Bilal Müftüoğlu
02 Octobre 2015•Mise à jour: 02 Octobre 2015
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire contre le groupe Volkswagen après la révélation d'un logiciel implanté dans ses voitures, contournant les contrôles antipollution.
L'enquête se porte sur "tromperie aggravée sur une marchandise susceptible d’être dangereuse pour la santé", a précisé le parquet vendredi, alors que le constructeur allemand avait confié le 30 septembre que le scandale touchait près d'un million de voitures en France.
Le dossier sera examiné par l'office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) et l’office anticorruption de la police judiciaire (Oclciff).
D'autre part, le ministère français de l'Economie a ouvert sa propre enquête, à travers sa Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. Cette enquête aura pour but de vérifier si le groupe Volkswagen a manipulé les émissions antipolluantes de ses voitures en France, comme il l'a fait les Etats-Unis.
Dans un communiqué diffusé la semaine dernière, le groupe Volkswagen en France, s'était engagé à assumer "l’entière responsabilité et les coûts liés aux dispositions et mesures nécessaires", suite à l'éclatement du scandale.
Volkswagen avait par ailleurs annoncé qu'il allait rappeler les 11 millions de véhicules diesel concernés par le scandale des moteurs truqués.
Le scandale concernant le constructeur allemand a éclaté après les révélations de l'Environmental Protection Agency (Agence américaine de protection de l’environnement), montrant que Volkswagen a vendu 482 000 véhicules aux Etats-Unis, équipés tous d'un logiciel pour détecter les tests de mesure antipollution et d'en falsifier les résultats. Le groupe allemand avait fini par confier que le logiciel de falsification concerne 11 millions de véhicules vendus par ses distributeurs dans le monde entier.