Michael Gabriel Hernandez
09 Janvier 2023•Mise à jour: 09 Janvier 2023
AA / Washington /Michael Hernandez
Les États-Unis n'ont reçu aucune demande officielle du Brésil concernant l'ancien président Jair Bolsonaro, a déclaré la Maison Blanche, lundi, après que les partisans de l'ancien président brésilien ont pris d'assaut les principales institutions fédérales du pays.
Le conseiller à la sécurité nationale, Jake Sullivan, a déclaré que l'administration Biden n'est pas en contact direct avec l'ancien président, qui a quitté le Brésil pour l'État américain de la Floride dans la foulée de l'élection du président Luiz Inacio Lula da Silva, "de sorte que je ne peux pas me prononcer de manière définitive sur sa localisation".
"Nous n'avons, à ce jour, reçu aucune demande officielle du gouvernement brésilien concernant Bolsonaro", a-t-il ajouté.
Selon une dépêche locale publiée lundi, Bolsonaro aurait été admis à l'hôpital AdventHealth Celebration d'Orlando, en Floride, pour des douleurs abdominales.
L'ancien président a ressenti une gêne au niveau de ses intestins et devrait subir des examens médicaux, selon le média brésilien Poder360. Le politicien d'extrême droite a été hospitalisé au moins six fois depuis qu’il a été blessé à l'arme blanche en 2018.
L'hospitalisation de Bolsonaro intervient après les débordements de dimanche, au cours desquels des centaines de partisans du président d'extrême droite ont pris d'assaut et saccagé les assemblées législatives de la capitale Brasilia, notamment la présidence, le Congrès et le Tribunal suprême fédéral.
Les forces de sécurité ont réussi à reprendre le contrôle de la situation dans le courant de la journée de dimanche, Lula décidant d'une intervention fédérale, permettant aux forces armées de contenir les partisans de Bolsonaro.
Quelque 1 200 manifestants ont été arrêtés en rapport avec l'incident, tandis que les campements établis par les partisans de Bolsonaro sont en cours de démantèlement dans au moins six États et dans le district fédéral, sur ordre du ministre du Tribunal suprême fédéral du Brésil (STF), Alexandre de Moraes.
Dimanche, Lula a affirmé que le leader d'extrême droite avait encouragé de telles actions dans un certain nombre de ses discours.
Bolsonaro a toutefois rejeté les accusations "sans preuves, qui me sont attribuées par l'actuel chef de l'exécutif brésilien".
Bolsonaro a quitté le Brésil deux jours avant l'investiture de Lula pour un troisième mandat présidentiel, le 1er janvier.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj