Wejden Jlassi
16 Mars 2021•Mise à jour: 16 Mars 2021
AA/New York
S'exprimant mardi devant le Conseil de sécurité de l'ONU, l'envoyé spécial de l'organisation au Yémen, Martin Griffiths a affirmé que le conflit dans ce pays ne cesse de s'aggraver en raison de la poursuite des attaques des Houthis contre Marib (est) et des «attaques transfrontalières» de la Coalition arabe.
Lors d'une session tenue par visioconférence sur l'évolution de la crise yéménite, le responsable onusien a indiqué que le cessez-le-feu, la réouverture de l'aéroport de Sanaa et l'acheminement du carburant et des marchandises sans encombre via le port d'al-Hodeïda sont des «nécessités humanitaires urgentes», qui pourraient réduire l'impact du conflit sur les civils et faciliter la capacité des Yéménites à exercer leur droit à la liberté de mouvement et de circulation.
Le conflit au Yémen oppose, depuis 2014, les forces du gouvernement reconnu par la communauté internationale, aux rebelles Houthis, soutenus par l'Iran et qui ont pris le contrôle d'une partie du territoire, dont la capitale Sanaa.
La situation s'est encore compliquée avec l'intervention du voisin saoudien en 2015, dirigeant une Coalition arabe qui mène des opérations militaires pour soutenir les forces pro-gouvernementales.
La guerre en cours au Yémen pour la sixième année a coûté la vie à 233 000 personnes, tandis que 80% de la population d'environ 30 millions de personnes dépend de l'aide pour survivre dans la pire crise humanitaire au monde, selon les Nations Unies.
*Traduit de l'arabe par Wejden Jlassi