Ahmet Salih Alacacı,Hafawa Rebhi
18 Décembre 2018•Mise à jour: 19 Décembre 2018
AA / Hodeidah / Zeynep Tufekci et Hamdi Yildiz
Un cessez-le-feu parrainé par l’ONU est entré en vigueur mardi à minuit à Hodeidah, principale ville portuaire du Yémen sur la mer Rouge.
La trêve entre les forces pro-gouvernementales et les rebelles Houthis intervient après la conclusion d’un accord la semaine dernière à Stockholm, en Suède, lors des pourparlers de paix sous l’égide de l’ONU impliquant les parties au conflit yéménites.
Le ministre yéménite des Affaires étrangères Khalid al-Yamani a confirmé l’intention du gouvernement de respecter le cessez-le-feu conclu à Hodeidah, Salif et Ras Issa dans un communiqué publié sur Twitter.
Le porte-parole des Houthis, Mohammed Abdul-Salam, a également souligné l’engagement des rebelles dans cet accord.
Cela impliquerait la fin des opérations militaires à Hodeidah ainsi que la cessation des combats à Taiz, dans le sud-ouest du pays.
Les affrontements entre les deux parties s'étaient intensifiés la veille à Hodeidah, un point d'entrée essentiel de l'aide humanitaire.
L'ONU devrait diriger les opérations de secours dans le port pour atteindre la population déchirée par la guerre dans tout le pays et améliorer ses conditions de vie.
Le Yémen a sombré dans une guerre civile en 2014 lorsque les rebelles chiites Houthis ont envahi une grande partie du pays, y compris la capitale, Sanaa, forçant le gouvernement à s'enfuir en Arabie saoudite.
Un an plus tard, l'Arabie saoudite et plusieurs alliés arabes ont lancé une campagne aérienne massive visant à réduire les gains militaires des Houthis.
Riyad accuse les Houthis d'agir comme une force de procuration pour l'Iran chiite, l'ennemi juré de l'Arabie saoudite dans la région.