Majdi Ismail
24 Mars 2022•Mise à jour: 24 Mars 2022
AA / Washington / Servet Günerigök
Madeleine Albright, première femme à avoir dirigé le département d'État des États-Unis, est décédée ce mercredi à l'âge de 84 ans.
L’ex-secrétaire d’État américaine a succombé à un cancer, entourée de ses proches jusqu’au dernier instant, a fait savoir sa famille dans un communiqué, publié sur les réseaux sociaux.
« Nous avons perdu une mère, une grand-mère, une sœur, une tante et une amie aimante », ajoute le communiqué de la famille Albright, partagé sur Twitter.
Madeleine Albright est née le 15 mai 1937 à Prague en Tchécoslovaquie. Après la prise de pouvoir communiste, sa famille s’exile aux États-Unis en 1948. Âgée de 11 ans, Albright arrive en tant qu'immigrée dans son nouveau pays d’accueil.
Elle a ensuite gravi les échelons de la diplomatie américaine, devenant la première femme à occuper le poste de secrétaire d’État des États-Unis, de 1997 à 2001, dans l’administration du président démocrate, Bill Clinton.
Albright avait été auparavant ambassadrice des Etats-Unis aux Nations Unies de 1993 à 1997.
Linda Thomas-Greenfield, la représentante permanente des États-Unis auprès des Nations Unies, a salué la mémoire de Albright, qui représentait pour elle ainsi que pour des générations de diplomates, une source d’inspiration.
Thomas-Greenfield a déclaré, avant un vote crucial sur un projet de résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies sur l'Ukraine, qu'elle espérait « rendre justice à sa mémoire aujourd’hui ».
« Elle a laissé une empreinte indélébile sur le monde et sur les Nations Unies. Notre pays et l'ONU sont plus forts grâce à ses services », a déclaré Thomas-Greenfield dans la salle de l'Assemblée générale des Nations Unies.
« Aujourd'hui, je pleure sa disparition en tant qu'amie et je présente mes condoléances à sa famille », a-t-elle conclu.
Albright s'était vue décerner la « médaille présidentielle de la liberté », la plus haute décoration civile des États-Unis, par l'ancien président Barack Obama, en 2012. Elle avait déclaré à l’époque qu'elle était restée « presque sans voix » lorsqu'elle avait appris la nouvelle de cette distinction.
« Je ne suis pas née aux États-Unis, et donc pour une immigrée naturalisée américaine, avoir l'opportunité de représenter ce pays à l’étranger et faire partie de son histoire, est quelque chose d’incroyablement émouvant », avait-elle ajouté.
* Traduit de l'anglais par Ümit Dönmez