Wassim Samih Seifeddine
15 Septembre 2026•Mise à jour: 15 Septembre 2026
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a annoncé, mardi, avoir recensé des milliers de violations de la résolution 1701 du Conseil de sécurité depuis le 21 juin dernier, affirmant poursuivre ses efforts en faveur de la stabilité dans le sud du Liban.
Cette annonce intervient alors que les attaques israéliennes se poursuivent dans le sud du Liban, malgré une « formule-cadre » signée par Beyrouth et Tel-Aviv le 26 juin dernier, prévoyant un retrait israélien des territoires occupés en contrepartie du déploiement de l'armée libanaise dans ces zones.
Israël occupe des secteurs du sud du Liban, certains depuis plusieurs décennies et d'autres depuis la guerre de 2023-2024. Il a par ailleurs étendu sa présence à l'intérieur du territoire libanais au cours de son offensive qui se poursuit depuis mars.
Dans un communiqué, la FINUL a indiqué que ses forces continuaient d'accomplir les missions qui leur sont confiées au titre de la résolution 1701, dans le but de contribuer à assurer la sécurité de tous.
La force onusienne a ajouté que ses Casques bleus effectuaient régulièrement des patrouilles et surveillaient l'évolution de la situation le long de la Ligne bleue, qui sépare le Liban d'Israël.
La FINUL a précisé qu'elle continuait de signaler au Conseil de sécurité de l'ONU toute violation de la résolution 1701 constatée sur le terrain, affirmant en avoir recensé des milliers depuis le 21 juin dernier, sans toutefois préciser leurs auteurs ni leur nature.
Elle a également réaffirmé qu'elle poursuivait sa coopération avec le Liban et Israël afin de contribuer à la désescalade et de favoriser le retour à la stabilité dans le sud du Liban.
La résolution 1701 a été adoptée par le Conseil de sécurité de l'ONU en août 2006, à la suite d'une guerre de 33 jours entre l'armée israélienne et le Hezbollah.
Le texte appelle à une cessation complète des hostilités entre le Liban et Israël et prévoit l'établissement, entre la Ligne bleue et le fleuve Litani dans le sud du Liban, d'une zone exempte d'armes et de combattants, à l'exception des forces relevant de l'armée libanaise et de la FINUL.
Le 20 août dernier, le porte-parole de la FINUL, Danny Ghafri, avait déclaré dans un entretien accordé à Anadolu que l'avenir de la présence onusienne dans le sud du Liban, après l'expiration du mandat de la mission, relevait désormais du Conseil de sécurité.
Selon lui, celui-ci dispose de plusieurs options concernant le mécanisme permettant de poursuivre la mise en œuvre de la résolution 1701, notamment la surveillance et l'observation de la situation ainsi que l'assistance à l'armée libanaise.
Le mandat de la FINUL doit prendre fin à la fin de l'année en cours, alors que des discussions internationales se poursuivent sur l'avenir de la mission. Le Liban insiste, pour sa part, sur le maintien de la présence onusienne, qu'il considère comme l'un des facteurs de stabilité dans le sud du pays.
*Traduit de l'arabe par Wafae El Baghouani