Sahin Demir
23 Juillet 2026•Mise à jour: 23 Juillet 2026
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien a averti, jeudi, que toute base militaire britannique utilisée par les États-Unis pour lancer des attaques contre l'Iran deviendrait une « cible légitime », tout en accusant Londres d'avoir joué un rôle majeur dans les récentes opérations militaires américaines et israéliennes.
Dans un communiqué, le CGRI a affirmé que les États-Unis avaient récemment eu recours à des bombardiers stratégiques B-1 décollant de la base aérienne de RAF Fairford, en Angleterre, après que les navires de guerre déployés dans l'océan Indien eurent épuisé leurs stocks de missiles de croisière.
« Toute base utilisée pour mener une agression contre le territoire iranien constitue une cible légitime pour nous », a déclaré le CGRI.
Le corps d'élite iranien a également mis en garde le Royaume-Uni contre toute implication plus importante, l'appelant à « ne pas aggraver davantage son bilan ». Il a accusé Londres d'être « l'un des principaux architectes de l'instabilité » au Moyen-Orient, estimant qu'il avait joué un rôle de premier plan dans les récentes attaques américaines et israéliennes contre l'Iran.
Le CGRI avait auparavant affirmé avoir frappé une unité américaine de guerre électronique sur la base aérienne d'Al-Udeid, au Qatar, et endommagé la tour de contrôle du trafic aérien de l'installation.
Par ailleurs, le corps d'élite iranien a accusé Washington de chercher à utiliser les appels à une reprise des négociations pour gagner du temps afin de reconstituer ses capacités militaires avant de reprendre les hostilités. Il a assuré que Téhéran ne permettrait pas aux États-Unis de tirer profit de ce qu'il qualifie de « cessez-le-feu trompeurs ».
Les tensions régionales demeurent vives depuis que les États-Unis et Israël ont lancé une offensive conjointe contre l'Iran en février. Téhéran a riposté par des frappes de missiles et de drones visant Israël ainsi que des installations militaires américaines dans la région du Golfe.
Bien que les deux parties aient signé le mois dernier un protocole d'accord, sous médiation du Pakistan, pour mettre fin au conflit, les tensions se sont de nouveau intensifiées la semaine dernière autour du détroit d'Ormuz, donnant lieu à un nouvel échange de frappes et à de nouvelles menaces américaines d'une action militaire contre l'Iran.
* Traduit de l'anglais par Adama Bamba