Mohammed Maher Ben Romdhane
12 Mars 2019•Mise à jour: 12 Mars 2019
AA/Alger/Hassen Jebril
Plusieurs manifestations et sit-in se déroulent actuellement en Algérie en réaction à la décision du président Bouteflika de retirer sa candidature pour un cinquième mandat présidentiel et de reporter l’élection présidentielle du 18 avril 2019.
L’intensité des contestations populaires s’est, toutefois, atténuée par rapport aux deux précédentes journées.
Des milliers d’étudiants algériens ont, ainsi, manifesté à la place de la Poste centrale à Alger contestant les mesures annoncées par Bouteflika et plus particulièrement celle relative à la prolongation de l’actuel mandat présidentiel.
Les étudiants de l’université de Béjaïa ont également manifesté massivement en protestation contre la décision de Bouteflika. Ils ont affirmé que leur mouvement concerne aussi bien le retrait de la candidature de Bouteflika que le changement du régime politique algérien.
Après deux jours de paralysie générale à Alger et dans d’autres villes algériennes, la majeure partie des commerces et les transports en commun ont repris leur activité. Pareils pour les élèves du secondaire qui ont repris les cours aux lycées.
En dépit de l’atténuation de ce mouvement populaire, les protestations se poursuivent dans certaines villes algériennes à l’instar de Béjaïa et de Tizi Ouzou en kabylie en réponse à des appels à manifester relayés par les réseaux sociaux.
Une grève partielle a paralysé, dimanche, les commerces, les écoles et les transports en commun à Alger en réaction aux appels à manifester contre la candidature de Bouteflika.
Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika a annoncé, lundi, le retrait de sa candidature pour un cinquième mandat et le report de l’élection présidentielle prévue le 18 avril. Ce report s’accompagnera de profondes révisions constitutionnelles et d’un dialogue national englobant tous les secteurs d’activité.