AA / Tunis / Yousra Ouannès
Le président tunisien provisoire Mohamed Moncef Marzouku a souligné, mercredi : « Au terme de la phase transitoire, l’enseignement sera l’unique et principale priorité de la Tunisie, à travers la mobilisation de moyens financiers et la réhabilitation des éducateurs et des enseignants ».
S’exprimant, mercredi matin, à l’occasion de la célébratioon de la « Journée du savoir », à Tunis, Marzouki a relevé que « toutes les parties concernées, publiques, privées et sociales, sont appelées à assumer leurs responsabilités en la matière ».
« Autant pour le phénomène du changement climatique, le considérant comme n’intéressant que les autres pays, les Tunisiens ne prêtent pas attention à la bataille technologique qui occupe le monde. Celle-ci est désormais considérée comme une étape majeure dans l’Histoire de l’Humanité, elle occasionnera des métamorphoses importantes dans plusieurs domaines, tels que la médecine et l’usage de l’énergie », a-t-il encore ajouté.
Marzouki a estimé que « le régime de la dictature a détruit le système éducatif en Tunisie, le réduisant à des décombres d’établissements et de dispositifs d’enseignement et de d’éducation, d’où l’impératif qu’il y a à rattraper le temps perdu ».
Le président tunisien provisoire a appelé la nouvelle génération à « se mettre au diapason de cette révolution technologique et à faire de telle sorte que la Tunisie y occupe une place privilégiée ».
« La Tunisie se doit de tirer de nouvelles leçons pour atteindre le développement engrangé par des pays qui lui étaient semblables au cours des années 60 du siècle dernier, à l’instar de la Malaisie qui avait procédé à la mise en place d’une politique scientifique et éducative ambitieuse», a encore souligné Moncef Marzouki.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et des Technologies de l’Information et de la Communication, Tawfik Jelassi a, pour sa part, annoncé la création «au début de la prochaine année universitaire, d’une série d’établissements, tels que l’Institut supérieur des Technologies de la Communication à Borj Cedria (Nord), l’Ecole Nationale des Ingénieurs de Gafsa (Sud) et l’Ecole nationale préparatoire aux études d’ingénieur à Kairouan (Centre) ».
Le ministre a fait observer que son département a mis en place une « stratégie à l’horizon 2025 fondée sur une vision globale de la réforme du système de l’enseignement supérieur ».
La stratégie se focalisera essentiellement, a-t-il dit, sur « la formation, les méthodes de recherche scientifique, l’autonomie des universités et la gouvernance ».