AA / Ahmed Mahmoud
Le président du régime syrien Bachar al-Assad a déclaré : "Nous écoutons toujours des déclarations , mais nous devons attendre les actes pour décider", en réaction aux propos tenus, dimanche, par le Secrétaire d’Etat américain John Kerry, concernant de possibles négociations des etats Unis avec son régime.
Dans une déclaration exclusive faite lundi, à la télévision iranienne, et transmise sur le site de la télévision syrienne, al-Assad a souligné : "Tout changement international qui intervient dans ce cadre est une chose positive, si elle s'avère sincère et si elle est concrétisée sur le terrain".
En réponse à une question sur le changement de position de certains pays, foncièrement hostiles à la Syrie, et qui estiment cependant aujourd’hui qu’il n’y a point de solution en Syrie sans le maintien d’al-Assad, avec qui il faut engager un dialogue, le président al-Assad a rétorqué : "Quoi qu’ils disent, le dernier mot revient au peuple syrien uniquement".
"Du coup, tout ce qui a été dit sur ce point en particulier, depuis le premier jour de la crise et jusqu’à présent, soit quatre ans après, ne nous concerne pas ni de près ni de loin", a expliqué al-Assad.
Concernant les déclarations du Secrétaire d’Etat américain, al-Assad s’est contenté de lancer : "Nous écoutons toujours des déclarations mais nous devons attendre les actes et à ce moment-là nous déciderons".
Quant à sa vision pour l’étape à venir en Syrie et l’équation régionale et internationale, au moment où certains pays occidentaux établissent des contacts avec Damas, le président syrien a répondu : "Pour la Syrie, nous n’avons d’autre choix que de défendre notre patrie, il n’y a point d’autres options".
"Tout changement international qui intervient dans ce cadre est une chose positive si elle s'avère sincère et si elle est concrétisée sur le terrain", a-t-il souligné.
Il a, néanmoins, nuancé en indiquant : "Mais que ces changements commencent en arrêtant l’appui politique aux terroristes, en mettant fin au financement et à l’acheminement des armes et en exerçant des pressions sur les pays européens et sur leurs vassaux dans la région qui assurent l’appui logistique et militaire aux terroristes".
« C’est à ce moment-là que nous pouvons dire que le changement est devenu réel», a fait observer le président syrien.