Esma Ben Said
11 Mai 2018•Mise à jour: 11 Mai 2018
AA/Alger/Tarik Zaidi
Deux présumés terroristes se sont rendus, vendredi, aux autorités militaires à Tamanrasset (1900 Km sud d’Alger), à l’extrême sud du pays, ville frontalière avec le Mali et le Niger, indique un communiqué du ministère algérien de la défense.
Ces deux individus étaient en possession d'un pistolet mitrailleur de type Kalachnikov et un fusil semi-automatique de type Simonov, selon le texte.
«Dans le cadre de la lutte antiterroriste et grâce aux efforts des forces de l'Armée nationale populaire (ANP), deux (2) terroristes se sont rendus, aujourd'hui 11 mai 2018, aux autorités militaires à Tamanrasset. Il s'agit de S. Aboubaker, dit Mouaouia, qui avait rallié les groupes terroristes en 2012 et de S. Nadjim, dit Djaber, qui avait rallié les groupes terroristes en 2015. Ils étaient en possession d'un (1) pistolet mitrailleur de type Kalachnikov, un (1) fusil semi-automatique de type Simonov et une quantité de munitions », précise la même source.
Cette reddition porte à quinze (15) le nombre de terroristes qui se sont rendus aux autorités durant le mois d’avril.
D’après le bilan des opérations de l’armée algérienne, durant cette période, publié par la revue El Djeich, sa publication, dans sa livraison du mois de Mai, l’ANP a enregistré la reddition de treize (13) terroristes.
Le bilan fait également état de l’élimination de deux terroristes, l’arrestation de huit (8) terroristes ainsi que quatre (4) éléments de soutiens aux terroristes.
Par ailleurs, l’armée a fait état de la récupération de tout un arsenal durant le mois d’avril.
Il s’agit de deux (02) Fusils mitrailleurs de type FM, un (01) Fusil mitrailleur de type «Steyr», vingt et un (21) Pistolet mitrailleur de type Kalachnikov, un (01) Fusil à lunette, quatre (04) Fusils de fabrication artisanale, deux (02) Fusils semi-automatiques Simonov, trente sept (37) bombes de confection artisanale, un pistolet automatique, deux (02) roquettes d'hélicoptère antichar, dix (10) obus pour mortier et d’autres munitions.
Malgré une forte diminution de la nuisance terroriste, des éléments tentent d’opérer notamment dans les régions de l’Est et du centre du pays. Mais ils sont traqués par les différents services de sécurité, notamment l’armée déployée également aux frontières empêchant leur ravitaillement en armes.
Récemment, après la reddition d’une famille composée de dix personnes d’un terroriste à Jijel (320 km est), l’armée a lancé un appel aux terroristes encore en activité pour se rendre et bénéficier des dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, faute de quoi ils seraient éliminés.
Adoptée par référendum populaire en 2005, la charte accorde le pardon et l’extinction des peines et des poursuites à l’encontre des terroristes qui se rendent, à l’exception de ceux coupables de viols, de massacres collectifs ou pour avoir déposé une bombe sur une place publique.
«Le ministère de la Défense nationale réitère l’appel lancé au reste des familles et des terroristes de saisir l’opportunité, à suivre l’exemple de ceux qui se sont récemment rendus aux autorités militaires pour bénéficier des dispositions réglementaires en vigueur contenues dans la charte pour la paix et la réconciliation nationale, après qu’ils se soient rendus compte que le chemin du terrorisme était sans issue et que la solution est de reprendre leur place au sein de la société, avant qu’il ne soit trop tard », a écrit l’armée.