Meltem Bulur,Nur Asena GÜLSOY
29 Juin 2018•Mise à jour: 30 Juin 2018
AA – Ankara – Nur Asena Gülsoy
La Turquie a condamné les attaques perpétrées par le régime syrien à Deraa et Quneytra.
C'est ce qui ressort d'un communiqué publié par le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Hami Aksoy, vendredi.
Aksoy a rappelé que des raids du régime ont fait plusieurs morts civils à Deraa et Quneytra, dans le Sud-ouest de la Syrie, dans les zones de désescalade.
«Nous sommes très attristés et préoccupés par ces attaques, a déclaré le porte-parole. Nous condamnons fermement ces attaques inhumaines qui entravent les efforts déployés à Astana et Genève en vue d'identifier une solution politique à la crise. Nous appelons les autres pays garants du processus d'Astana et la communauté internationale entière à faire le nécessaire pour faire arrêter les attaques.»
Le nombre des civils qui ont péri dans les raids à Deraa s'est élevé à 54. Des équipes de la protection civile (Casques blanches) avaient annoncé 34 morts et 25 blessés, mercredi. Les raids effectués jeudi ont fait vingt morts.
Les villes de Deraa et de Quneytra font partie des zones de désescalade déterminées par les pays garants du processus d'Astana, à savoir la Turquie, l'Iran et la Russie, en mai 2017.
Deux mois plus tard, la Russie, les États-Unis et la Jordanie avaient décidé d'un statut à part pour Deraa et Quneyta, et les États-Unis avaient cessé de soutenir les opposants.
Malgré les avertissements faits par les États-Unis, le régime syrien et son garant, l'Iran, avaient lancé une opération le 20 juin 2017, pour saisir les régions du sud aussi.
Les Nations Unies (ONU) ont annoncé que 750 000 personnes sont en danger à Deraa et que 45 000 ont dû se déplacer.