Safwene Grira
15 Juillet 2016•Mise à jour: 15 Juillet 2016
AA/ Paris/
Le président français François Hollande a écourté jeudi soir un déplacement dans la ville d'Avignon (Sud), pour se rendre au ministère de l'Intérieur où la cellule interministérielle de crise a été activée après un "attentat" perpétré à Nice (Sud), a annoncé l'Elysée.
Le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve, se rend, quant à lui, sur les lieux de l'attaque, a annoncé Pierre-Henry Brandet porte-parole de la Place Beauveau.
Le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre, a confirmé, jeudi soir, un bilan d'une soixantaine de morts, quelques heures après l'attaque d'un camionneur qui a foncé à vive allure sur la foule dans une avenue touristique de la ville, avant d'être abattu par les forces de l'ordre, a confirmé le ministère de l'intérieur.
Cité par la chaîne iTélé, le bilan du parquet revoit à la hausse celui donné, peu avant, par Sébastien Humbert, sous-préfet des Alpes-Maritimes, la circonscription dont relève la ville du Sud français, s'exprimant sur la chaîne d'informations BFM TV et qui annonçait une trentaine de morts et une centaine de blessés.
La préfecture des Alpes Maritimes avait confirmé, plus tôt dans la soirée, la piste d'un attentat terroriste et demandé aux habitants de rester cloîtrés chez eux.
Sur place, les secours sont "totalement débordés" en essayant de prendre en charge les très nombreux blessés, témoigne Cédric, un jeune Niçois joint au téléphone par Anadolu, alors qu'un impressionnant périmètre de sécurité s'installait près de la célèbre Promenade des Anglais, dans le centre-ville de Nice, théâtre de l'incident.