AA / Benghazi (Libye) / Moaataz al-Majbri
Une attaque-suicide commise, jeudi, par un kamikaze près de la base aérienne de Bénina dans la ville libyenne de Benghazi (Est) a fait plusieurs morts et blessés (dont le nombre n’a pas été précisé), a-t-on appris du commandant de la base, le colonel Saad el-Ouerfell.
El-Ouerfelli a indiqué qu’un « kamikaze s’est fait exploser à proximité de la base aérienne de Bénina relevant de l’armée libyenne (loyale à Haftar) », ajoutant que « les victimes de l’explosion ne sont pas des militaires.
Pour sa part, le colonel Sakr al-Jarouchi, commandant des forces aériennes du général libyen à la retraite Khalifa Haftar a affirmé, dans un entretien téléphonique avec Anadolu, que « l’explosion est survenue dans la l’agglomération urbaine jouxtant la base et non pas devant la caserne ».
« Une autre voiture a explosé dans la même zone lors du passage d’un convoi militaire à proximité », a-t-il ajouté.
Al-Jarouchi a accusé ce qu’il a appelé « les éléments terroristes relevant de Ansar al-Chariaa et du Conseil de la Choura des révolutionnaires de Benghazi » d’être les auteurs des attaques.
Le responsable pro-Haftar a relevé que « l’aviation traite avec la situation sur le terrain et des avions de chasse survolent le ciel pour bombarder des positions des deux organisations et repousser l’attaque contre la base ».
Dans le même ordre d’idées, le correspondant d’Anadolu a rapporté que la ville de Benghazi a connu de violents affrontements immédiatement après l’explosion des véhicules, relevant avoir entendu des tirs de coups de feu dans le périmètre de la base de Bénina.
Un responsable de la ville d’el Merj (100 Km à l’Est de Benghazi) a indiqué à Anadolu que « l’hôpitzl a admis jusqu’à maintenant 50 blessés des suites des affrontements à Benghazi ».
Le responsable n’a pas précisé si les patients ont été atteints lors des explosions ou des affrontements en cours entre les forces loyales à Haftar d’une part et les éléments de Ansar al-Chariaa et des du Conseil de la Choura des Révolutionnaires de Benghazi d’autre part.