Ahmed al-Masri
21 Février 2018•Mise à jour: 21 Février 2018
AA/Ahmed al-Masri
Un tribunal bahreïni a condamné, mercredi, l’opposant et activiste Nabil Rajab à 5 ans de prison, pour avoir, entre autres, diffusé de fausses informations.
C’est ce qui a été annoncé dans un post sur le compte Twitter de Rajab, administré par certains de ses proches.
Rajab a été jugé sur fond de ses publications sur Twitter, dans lesquelles il avait parlé de torture à la prison de Jau au Bahreïn et critiqué les opérations de la coalition arabe, dirigée par l’Arabie saoudite auxquelles participe le Bahreïn.
Pour sa part, le journal « Akhbar al-Khaleej » a indiqué que « Nabil Rajab a été condamné à 5 ans de prison pour avoir diffusé de fausses informations et insulté un Etat étranger (en allusion à l’Arabie saoudite) ainsi que pour avoir insulté le ministère de l’Intérieur ».
Le jugement prononcé à l’encontre de Rajab pourrait être contesté auprès de la cour d’appel.
Le Procureur public bahreïni n’a pas émis de communiqué, jusqu’à 8 h 40 GMT, sur les raisons de la condamnation de Rajab.
Cette condamnation intervient après près d’un mois de l’émission d’un jugement, par la Cour bahreïnie de cassation, condamnant Rajab à 2 ans de prison pour « la diffusion d’informations mensongères autour de la situation au Royaume ».
Rajab avait été arrêté, le 13 juin 2016, après moins d’un an de l’amnistie, décidée par le roi bahreïni Hamad Ben Aïssa en sa faveur, pour des raisons de santé, le 13 juillet 2015. Il était condamné à 6 mois de prison pour avoir insulté les ministères de la Défense et de l’Intérieur.
Nabil Rajab, 54 ans, est un activiste et président du centre du Bahreïn pour les droits de l’Homme (interdit). Il est également membre du Département du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord de l’organisation « Human Rights Watch ».