Mustafa Çağlayan,Saida Charafeddine
20 Octobre 2015•Mise à jour: 20 Octobre 2015
AA/New York
Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a exprimé, lundi, son inquiétude face à une «tendance préoccupante» d’exécutions en Iran, après la pendaison de deux délinquants mineurs, ces dernières semaines.
Ban Ki-moon «réaffirme l’opposition des Nations Unies à l’application de la peine de mort, et appelle le gouvernement iranien à établir un moratoire sur les exécutions, dans l’objectif d’abolir la peine capitale» indique un communiqué publié lundi par son bureau.
Le communique mentionne que le pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE) - tous deux ratifiés par l’Iran – interdisent la peine de mort pour les crimes commis par des personnes de moins de 18 ans.
La semaine dernière, l’organisation internationale de défense des droits de l’Homme, Amnesty International, a signalé les exécutions de Fatemeh Salbehi, 23 ans, et Samad Zahabi, 19 ans, pour des crimes qu’ils avaient commis à 17 ans.
«Ces pendaisons sont des exemples perturbants d’une hausse du nombre d’exécutions et de l’application de normes discutables en matière d'équité des procès en République islamique d’Iran» a déclaré, vendredi, le Rapporteur spécial de l’ONU sur les droits humains pour l’Iran, Ahmed Shaheed, dans un communiqué.
Plus de 700 exécutions ont été enregistrées en Iran, depuis janvier dernier, dont au moins 40 publiques, soit le nombre le plus élevé jamais enregistré depuis douze ans, d’après les Nations Unies.