AA/New York/ Mohamed Tarek
Le porte-parole du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, Estefan Dogrec, a affirmé l'engagement de Ban Ki-moon, à se conformer à la résolution qui sera adoptée, jeudi prochain, par l'Assemblée générale, permettant, en cas de vote favorable, de hisser le drapeau palestinien au siège de l'ONU.
Dogrec a déclaré à Anadolu : « le Secrétaire général attend la décision de l'Assemblée générale, et Ban Ki-moon se conformera, naturellement, à la résolution qui sera votée le 10 septembre courant ».
Il est prévu que les membres de l'Assemblée générale des Nations Unies votent sur le projet de résolution arabe, visant à hisser l’étendard palestinien, au-dessus du siège des Nations Unies, aux côtés des drapeaux des 193 autres Etats de l’organisation.
En ce qui concerne la crise yéménite, le porte-parole a reconnu que l'ONU « n’en fait pas assez au Yémen », affirmant que « tant qu’il y a des gens qui souffrent et qui meurent, là-bas, c’est que nous ne faisons pas assez ».
«Le mécanisme des Nations Unies, annoncée jeudi dernier, pour l'inspection des navires marchands desservant le Yémen, a besoin de 10 millions de dollars » a-t-il indiqué, soulignant que le dispositif en question sera effectif dans les trois prochaines semaines ».
Interpelé sur la saisie des journaux, en Egypte, et sur les peines de prisons prononcées à l’encontre de trois journalistes égyptiens, le mois dernier, Dogrec a affirmé que le Secrétaire général devrait soulever ces questions lors de sa prochaine rencontre avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi (dans le cas où celui-ci participe aux réunions de l'Assemblée générale des Nations Unies, à la fin du mois courant).
Quant au mandat de l'envoyé spécial du Secrétaire général pour la Libye Bernardino Leon, qui devrait s’achever le 30 septembre courant, Dogrec a souligné, qu’en cas de « non-renouvellement du mandat de M. Leon, le Secrétaire général nommera une autre personnalité en temps voulu ».
Le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU a, par ailleurs, qualifié de « très fragile », la situation actuelle au Liban, « avant même l'exacerbation de l'afflux de réfugiés syriens dans ce pays », avant d’affirmer : « le Liban fait face au résultat de l’échec collectif de la classe politique ».
« Les intervenants politiques doivent s’élever au niveau de leur responsabilité, tel est le message que leur adresse le Secrétaire général », a-t-il clamé.