Murat Eğilmez,Ayşe Betül Gedikoğlu
27 Mars 2017•Mise à jour: 28 Mars 2017
AA - Antalya (Turquie)
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusgolu, a sévèrement critiqué la banderole affichée lors d’un rassemblement d'environ 250 membres et partisans du PKK, samedi, devant le siège du Parlement fédéral suisse, dans la capitale Berne.
« Si ce n’est pas des tendances fascistes, qu’est-ce que c’est? », s’est interrogé Cavusoglu, lors d’une interview accordée à l’agence Anadolu.
Le ministre turc a commenté la scandaleuse banderole ciblant le président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui a été affichée lors d’un rassemblement d'environ 250 membres et partisans du PKK, samedi, devant le siège du Parlement fédéral suisse.
La banderole montrait l’image du président turc avec une arme pointée sur sa tête accompagnée de la légende « Tuez Erdogan ».
A l’agence Anadolu, Cavusoglu a assuré que les mesures diplomatiques nécessaires ont été prises à ce sujet et qu'ils vont suivre de près les développements en lien avec cette affaire.
« L’événement survenu samedi en Suisse est inacceptable. J’ai contacté le conseiller fédéral en charge des Affaires étrangères, Didier Burkhalter. Il m’a dit qu’il n’était pas au courant. Nous lui avons envoyé les images »,a-t-il dit.
Cavusoglu a sévèrement critiqué le fait que le Parti Socialiste suisse ait soutenu le rassemblement de l’organisation terroriste du PKK.
"Il est inacceptable qu’un parti socialiste en Suisse organise un tel événement avec un groupe terroriste. Les slogans qui ont été lancés au cours de cet événement, sont intolérables".
L’affichage de cette banderole montre comment un parti socialiste parvient sur la même ligne que le terrorisme. Si cela ne relève pas de tendances fascistes, qu’est-ce que c’est? », a-t-il lancé.
Cavusoglu a ensuite dénoncé les politiques appliquées par l’Union Européenne contre la Turquie au cours de la récente période.
« D’un côté ils appellent à la violence et au terrorisme en autorisant qu’une banderole avec la mention ‘Tuez Erdogan’ soit accrochée, de l’autre côté, lorsque nous les critiquons, ils se demandent pourquoi nous leur parlons ainsi. Nous, nous disons les vérités », a-t-il dit.
Par ailleurs, Cavusoglu est revenu sur le port de l'écusson du YPG [branche syrienne du PKK] par les militaires américain puis par les militaires russes.
« Ceci est une preuve que ces pays peuvent nouer un partenariat même avec les terroristes lorsqu'il s'agit de leurs propres intérêt. C'est à celui qui se rapprochera le plus de l’organisation terroriste. Malheureusement, c’est une situation honteuse »,a-t-il déploré.
« En d’autres termes, le fait que des pays puissants soient côtes à côtes avec des groupes terroristes en Syrie et qu’ils portent leurs uniformes est une situation vraiment honteuse »,a-t-il conclu.