Sercan Küçükşahin,Tuncay Çakmak
06 Juin 2018•Mise à jour: 07 Juin 2018
AA - Yozgat (Turquie) - Tuncay Çakmak
Le vice-Premier ministre turc et porte-parole du gouvernement, Bekir Bozdag, a fait savoir que la feuille de route conclue avec les Etats-Unis au sujet de la ville syrienne de Manbij sera exécutée dans un processus qui durera environ trois mois.
Bozdag était l’invité, mercredi, de la chaine de télévision privée turque HaberTurk.
Il a répondu aux questions relatives à l’actualité, notamment au sujet de la Syrie et de la lutte contre le terrorisme.
Bozdag a d’abord exprimé une nouvelle fois toute la détermination de la Turquie à combattre jusqu’au bout toute organisation terroriste qui, en Turquie et au-delà, menacerait la sécurité du pays.
En ce sens, a-t-il rappelé, les développements en Syrie et en Irak sont essentiels.
Ankara a toujours dénoncé la collaboration de Washington avec l’organisation terroriste PKK/PYD en Syrie, dans le cadre de la lutte contre Daech.
Plusieurs régions syriennes, notamment dans le nord le long de la frontière avec la Turquie, sont passées ainsi sous le contrôle du PKK/PYD soutenu militairement par les Etats-Unis.
La ville de Manbij est une de ces villes contrôlées par l’organisation terroriste. Après des mois d’opposition sur le sujet, et des récentes discussions, Ankara et Washington ont trouvé un accord stipulant le retrait des membres du PKK/PYD après avoir remis les armes fournies par les Américains.
Le vice-Premier ministre est revenu sur cet accord.
"La feuille de route pour Manbij est claire. Le processus durera 90 jours. Tout est détaillé et défini", a-t-il expliqué.
"Les terroristes vont quitter la ville, en remettant leurs armes, et ensuite nous allons ensemble définir le modèle de gestion de la ville. Nous espérons que l’accord sera respecté et mis en application", a-t-il ajouté.
Mais Bozdag a voulu mettre l’accent sur un point : Manbij n’est pas une finalité en soi. "La région toute entière doit être libérée de la présence terroriste".
"Cette question ne se limitera pas à Manbij, a-t-il expliqué. L'Est de l'Euphrate aussi devra être débarrassé de la présence terroriste du PKK/PYD/YPG. Notre priorité pour l'Est de l'Euphrate est aussi de trouver un accord comme pour Manbij. Si ce n'est pas le cas et que les terroristes continuent d'être une menace pour la Turquie, alors nous devrons agir pour éliminer cette menace terroriste. Nous n'hésiterons pas à user de ce droit."