AA - Istanbul - Bilal Muftuoglu
''Le taux de refus de visas est ramené à 3% et les durées de séjour autorisées sont désormais plus longues. Nous souhaitons faciliter l'obtention des visas'', a annoncé Muriel Domenach, la consule de France à Istanbul.
Domenach s'est exprimée mardi à l'Agence Anadolu sur les déclarations d'un homme d'affaires turc selon lesquelles il s'est vu refuser le visa français et ''traité de terroriste'' lors de sa demande. La consule a confirmé le refus du visa tout en précisant que les informations parues dans les dépêches ne sont pas concordantes avec les renseignements donnés par le demandeur au consulat.
''Les ressources mentionnées dans ledit dossier de demande de visa n'étaient pas suffisantes. Si les informations parues dans les dépêches étaient correctes il aurait évidemment obtenu son visa'', a précisé Domenach, faisant suite aux propos de l'homme d'affaires qui a affirmé gérer une entreprise dont le chiffre d'affaires s'élève à 80 millions de livres turques (30 millions d'euros).
Indiquant que le déplacement des Turcs en France comme touristes ou homme d'affaires est au bénéfice de son pays, la consule a tenu à souligner que le consulat ne peut accorder le visa qu'aux personnes qui ont dûment rempli leurs dossiers. Selon Domenach, la plupart des demandeurs qui déposent leurs dossiers à travers des agences de voyage ''ne réalisent pas ce qui est marqué dedans''.
La consule a par ailleurs indiqué que son pays n'a procédé à ''aucun changement de politique de visas'' après les attentats à Paris qui ont visé entre autres le siège du journal satirique Charlie Hebdo début janvier. La France n'a pas durci les conditions d'octroi et le consulat de France à Istanbul étudie chaque jour près de 600 dossiers de demande de visa, a-t-elle ajouté.
Selon les informations parues dans la presse turque, un homme d'affaires turc qui souhaitait amener sa fille et ses neveux au parc Disneyland à Paris, s'est vu refuser le visa et ''traité de terroriste'' lors de son dépôt de dossier.