Qays Abu Samra
10 Avril 2018•Mise à jour: 10 Avril 2018
AA/Ramallah (Cisjordanie occupée) / Qays Abu Samra
Les prisonniers administratifs palestiniens détenus dans les prisons israéliennes envisagent de hausser le ton, à partir de jeudi, en signe de protestation contre la détention administrative, en boycottant les cliniques et les médicaments, avant d'entamer une grève ouverte de la faim.
Quelques 6 500 prisonniers palestiniens, dont 450 détenus administratifs, croupissent dans des prisons israéliennes.
La Commission des affaires des prisonniers palestiniens relevant de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a indiqué, mardi, dans un communiqué, que les détenus administratifs ont décidé d'intensifier leurs mesures prises contre la détention administrative, parallèlement à la célébration de la journée du prisonnier palestinien, le 17 avril.
La Commission a ajouté que les détenus administratifs ont décidé de boycotter toutes les cliniques pénitentiaires et de s'abstenir de prendre les médicaments et les traitements, à partir de ce jeudi.
Elle a indiqué que les prisonniers comptent également entamer une grève ouverte de la faim à partir du 15 avril, soulignant que les détenus administratifs continuent de boycotter les tribunaux depuis 55 jours.
La détention administrative est une arrestation arbitraire sans procès allant de un à six mois et est renouvelable plusieurs fois.