Lassaad Ben Ahmed
04 Avril 2018•Mise à jour: 04 Avril 2018
AA / Paris / Zeynep Ciftci
Pour le deuxième jour de grève consécutif, le trafic ferroviaire était encore très perturbé mercredi en France, tandis que l’exécutif qui s’oppose aux grévistes, prévient les usagers qu’ils devraient s’attendre à des «jours difficiles» ont rapporté les médias locaux.
Le bras de fer entre le gouvernement et les grévistes se poursuit, donc avec un trafic toujours très perturbé. En effet, la direction de la Société nationale des chemins de fer (SNCF) prévoit un TGV sur sept et un train régional sur cinq en moyenne, soit sensiblement la même chose que mardi, ont raporté les médias locaux.
De plus, «A l'international, 3 trains sur 4 circulent. En Île-de-France, les Transiliens et RER sont toujours touchés par la grève avec 1 RER sur 4 en moyenne et 1 Transilien sur 3 en moyenne, à l'exception des lignes R et U, totalement interrompues», a détaillé «Linternaute», ajoutant que «Métros et tramways ne sont pas affectés par la grève, à l'exception du T4, une ligne exploitée par la SNCF».
Dans la foulée, une réunion entre les syndicats est prévue mercredi "avant une table ronde l'après-midi au ministère des Transports sur la dette, le financement et le statut de l'entreprise SNCF", a rapporté le quotidien 20 minutes, ajoutant que vendredi prochain, une autre réunion au ministère se penchera sur les droits sociaux des cheminots.
«Nous voulons engager une réforme ambitieuse ferroviaire (…). Le statuquo n’est pas acceptable (…), n’est pas tenable », a assuré le Premier ministre Edouard Philippe, à l’occasion de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, mardi après-midi.
Même si Matignon reconnaît que «la mobilisation est forte» du côté des cheminots, celle-ci ne changera pas la détermination du gouvernement sur les grandes lignes de la réforme», a certifié un conseiller du premier ministre, dont les propos ont été relayés par Le Monde.
Toutefois, le président de la République, Emmanuel Macron, n’a toujours pas pris la parole, en laissant le soin à son Premier ministre de s’exprimer sur la question.
D’après le quotidien Le Parisien, «certains de ses proches réclament une grande séance d'explication, afin de donner du sens sur les réformes. Mais l'occasion doit être étudiée de près».
Un retour à la normale est prévu pour jeudi 5 avril à 8 heures du matin, mais l'offensive massive contre la réforme du gouvernement devrait se poursuivre dimanche 8 et lundi 9 avril 2018.
Les syndicats des cheminots ont établi un rythme de 2 jours de grève sur 5 jusqu'au jeudi 28 juin 2018.