Mohamed Hedi Abidellaoui
15 Mars 2017•Mise à jour: 16 Mars 2017
AA/ paris/ Souhir Bousbih
L’ancien premier ministre de François Hollande et candidat défait de la primaire socialiste, Manuel Valls, a annoncé, mardi soir, lors d’une réunion avec ses soutiens à l’Assemblée Nationale, qu’il n’accorderait pas son parrainage au candidat socialiste à la présidentielle française du 23 avril, Benoît Hamon.
D’après lui, ce dernier serait entré dans une forme de « sectarisme », une « dérive » inquiétante à laquelle il ne veut pas être associé.
« Je ne quitte pas le PS (parti socialiste, ndlr) mais donner mon parrainage à Hamon serait incompréhensible pour les Français », a-t-il affirmé.
Cette décision a visiblement pris de court Benoît Hamon: « Nous nous étions parlé après les résultats (de la primaire du PS). Je découvre cette décision avec surprise », a déclaré le candidat PS, qui ne s’estime pas trahi. « Mais sans doute les électeurs le sont (…) En démocratie, le respect de la parole donnée, c’est important », a-t-il vertement ajouté.
Durant la primaire socialiste, les deux hommes n’ont jamais caché leurs désaccords sur des thèmes aussi importants que la sortie du nucléaire, la dette française, les allocations pour les jeunes ou encore l’Europe. Des différences qui se sont davantage creusées, depuis le début de la campagne du candidat désigné: « Benoît Hamon veut créer un Podemos, mais avec cette ligne là, il n’y a pas de futur », a jugé l’ancien ministre, qui n’a donné aucune consigne de vote à ses proches et n’a pas non plus apporté son soutien à Emmanuel Macron.