Mohamad Misto
27 Février 2018•Mise à jour: 28 Février 2018
AA/ Damas/ Mohamad Misto
La trêve annoncée par Moscou et le cessez-le-feu entériné par la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU n'auront duré que quelques heures, avant que les tirs d'artillerie ne reprennent, mardi, dans la Ghouta orientale assiégée tuant au moins un civil et blessant d’autres.
Des sources au sein de la Défense civile (Casques blancs) ont confié au correspondant d’Anadolu, que le pilonnage a ciblé le centre de la ville de Douma, ce qui a entraîné la mort d’au moins un civil et la blessure de plusieurs autres (sans en préciser le nombre).
Les tirs d’artillerie ont également ciblé la région d’Al-Marj, la ville de Harasta et la localité de Beit Sawa, précisent les Casques blancs.
Le Conseil de sécurité avait adopté à l'unanimité, samedi dernier, la résolution 2401 appelant à suspendre les opérations militaires en Syrie et à lever le siège imposé par les forces du Régime sur la Ghouta orientale de Damas et sur les autres régions habitées, pour une période de 30 jours.
D’autre part, Moscou avait ordonné une trêve humanitaire quotidienne qui comprend un cessez-le-feu, entre 9h et 14h, dans la Ghouta orientale, à partir de mardi 27 février pour évacuer les civils, selon un communiqué du ministère russe de la Défense.
Depuis lundi dernier, les forces du Régime syrien bombardent intensément la Ghouta orientale, dernier grand bastion de l’opposition syrienne à proximité de Damas, bien que cette dernière soit parmi les zones de désescalade déterminées dans le cadre des pourparlers d’Astana.
Appuyé par des troupes russes, le Régime n’y a épargné ni les hôpitaux, ni les centres de la défense civile, affichant sa volonté d'en finir une fois pour toutes avec l'opposition dans la Ghouta orientale, ne se souciant que peu du sort des 400 mille civils qui y vivent assiégés, dans des conditions extrêmes, depuis plus de cinq ans.
La Syrie est enfermée dans une guerre civile dévastatrice depuis mars 2011. Le Régime d'al-Assad avait alors réprimé des manifestations pro-démocratiques avec une férocité inattendue, entraînant le pays dans chaos.
Alors que les responsables de l'ONU affirment que des centaines de milliers de personnes ont été tuées dans le conflit, le Régime syrien affirme que le nombre de morts est plus proche de 10 mille.