AA/Gaza/ Ala Attallah
Des grèves partielles ont été observées, lundi, dans les écoles publiques de Gaza, par les enseignants protestant contre le non-versement de leurs salaires, par le gouvernement palestinien de consensus.
Le syndicat des enseignants de la Bande de Gaza (proche du Hamas), a déclaré qu’une grève partielle d’une journée, sera observée lundi, dans toutes les écoles publiques à Gaza, pour protester contre « le non-respect du gouvernement de consensus de ses engagements à l’égard des fonctionnaires ».
Le syndicat a affirmé, dans un communiqué dont Anadolu a reçu une copie, que le gouvernement palestinien de consensus doit verser, de toute urgence, en ce début d’année scolaire, un salaire entier, à tous les enseignant, relevant de l'ancien gouvernement de Gaza.
Une grève générale avait paralysé, jeudi dernier, tous les ministères, et les écoles publiques dans la Bande de Gaza, en guise de protestation contre le non-versement, par le gouvernement, des salaires des fonctionnaires.
Le gouvernement de Gaza, qui était dirigé par le mouvement «Hamas», accuse le gouvernement de consensus (dirigée par Rami Hamdallah), de ne pas assumer ses responsabilités dans le secteur, et de ne pas verser les salaires des fonctionnaires.
Le dossier des quelques 40 000 fonctionnaires recrutés par le Hamas depuis que Gaza est passée sous son contrôle en 2007, constitue l’un des principaux obstacles au règlement des différends entre Fatah et Hamas.
Ces fonctionnaires n’ont pas reçu de salaires de la part du gouvernement de consensus, formé en juin dernier, à l’exception d’un seul versement de 1200 dollars, effectué en octobre 2014.
De son côté, le gouvernement de consensus national affirme qu’il n’a pas pu assurer ses fonctions, depuis sa formation en juin dernier, en raison des «obstacles que dresse le Hamas à Gaza». Une accusation que rejette le mouvement de résistance islamique.