Bilal Müftüoğlu
21 Octobre 2015•Mise à jour: 22 Octobre 2015
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Le président russe Vladimir Poutine, qui a accueilli mardi son homologue syrien Bachar al-Assad, a du le convaincre de "quitter la place", a estimé le président français François Hollande .
Revenant sur la visite d'Al-Assad à Moscou, révélée mercredi matin par le Kremlin, Hollande a dit, mercredi, en marge de sa rencontre avec le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, vouloir "croire" que Poutine a convaincu al-Assad d'"engager une transition politique" et de "quitter la place le plus rapidement possible".
"J'imagine que ça doit être le sens de cette rencontre", a renchéri le président français.
Abordant à cet égard les frappes aériennes russes au-dessus de la Syrie, le président français a souligné que cette "intervention" de Moscou "n'a de sens que si elle lutte contre Daech et permet d'avoir une transition politique".
"Si elle avait comme objectif que de sauvegarder Bachar al-Assad il ne peut pas y avoir une réglementation de la question syrienne", a-t-il poursuivi.
La France, pour sa part, frappe Daech, a assuré Hollande, ajoutant que son pays souhaite "en terminer avec les bombardements de la population civile avec les armes qui ont fait tant de victimes depuis quatre ans" et engager la transition politique.
"Rien ne doit être fait pour conforter Bachar al-Assad puisqu'étant le problème il ne peut pas être la solution", a conclu le président français.
Le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov avait annoncé, plus tôt dans la journée du mercredi, que le président russe Vladimir Poutine avait rencontré son homologue syrien Bachar al-Assad, à Moscou, mardi, dans le cadre d’une visite qui n’a pas été annoncée auparavant.