AA/Sanâa/ Hacer Eldusuki
Un haut dirigeant du mouvement Ansar Allah (Houthi), a déclaré à Anadolu, jeudi que l’arrêt des frappes aériennes menées dans le cadre de l’opération "Tempête de fermeté" contre les Houthis, «ne constitue pas une condition préliminaire à la poursuite du dialogue».
Mohamed al-Bakhiti, membre du bureau politique du mouvement Houthi, a affirmé à Anadolu: «Nous continuons à appeler à la reprise du dialogue, en toutes circonstances, et sans conditions préalables». Le responsable Houthi a souligné que «l’arrêt de ‘l’agression’ [en référence à la Tempête de fermeté, ndlr], n’est pas une condition préliminaire pour poursuivre le dialogue».
Il a ajouté : «Il faut séparer la question de l'agression extérieure contre le Yémen qui doit s’arrêter sans condition, de celle de la reprise du dialogue ».
Cette déclaration apporte un changement par rapport à la position précédente des Houthis sur la nécessité de mettre un terme aux frappes aériennes de l’opération «Tempête de fermeté», avant l’ouverture de pourparlers de paix.
La précédente position Houthie avait été rapportée au début du mois dernier par des médias occidentaux citant Saleh Samad, ex-conseiller du président Abdrabbo Mansour Hadi et actuel responsable du mouvement Houthi. Celui-ci avait indiqué que son groupe avait pour conditions «l’arrêt de l’agression, la reprise du dialogue selon un calendrier précis, et la diffusion des débats [par souci de tranparence] en faveur du peuple yéménite».
En ce qui concerne l'initiative de l'ancien président yéménite Ali Abdullah Saleh sur l’arrêt des opérations militaires et la formation d'un conseil présidentiel, dirigé par Khaled Bahah, le responsable Houthi, al-Bakhiti, affirme : «tout conseil présidentiel doit passer par le dialogue, et toute initiative prise en dehors du cadre du dialogue est inacceptable ».
Bakhiti précise que «cette initiative concerne le parti du Congrès général du peuple, dirigé par Saleh».
Le membre du bureau politique du mouvement Houthi a souligné en outre :«Nous n’avons rien à voir avec cette initiative. Nous n’avons proposé aucune initiative autre que le retour à la table des négociations».